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La situation en Tunisie s’oriente vers la stabilité, après une semaine de protestation sociale, partie de Kasserine avant de gagner d’autres villes, a affirmé, dimanche, le ministère de l’Intérieur.

Plusieurs régions de la Tunisie ont connu une vague de protestations sociales attisées par le décès, à Kasserine, du jeune Ridha Yahyaoui qui s’était électrocuté en escaladant un poteau électrique alors qu’il participait à un rassemblement de protestation des sans-emploi.

La contestation s’est rapidement propagée à d’autres régions du pays tournant parfois à des actes de vandalisme de pillage de biens publics et privés.

Cité par l’agence TAP, le chargé de l’information au ministère de l’Intérieur, Walid Louguini, a indiqué que plus de 500 individus impliqués dans des actes de violence, de vandalisme et de pillage ont été interpellés dans différentes régions du pays, outre 300 autres pour infraction des dispositions du couvre-feu.

Selon Walid Louguini, le nombre de blessés parmi les forces de sécurité s’élève à 113 depuis le déclenchement de ces tensions.

Après ces incidents, un couvre-feu avait été décrété, vendredi dernier sur l’ensemble du territoire de 20h00 à 05h00 du matin.

Le même jour et dans une allocution télévisée, le président Beji Caid Essebssi a averti que la Tunisie est « visée dans sa sécurité et sa stabilité par des parties malveillantes ».

Le président tunisien a accusé « ces parties connues » d’exploiter les protestations qu’il qualifie de « légitimes » pour semer la discorde dans certaines régions, précisant que leur appartenance politique est connue, qu’il s’agisse de partis autorisés ou non.

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