Maison A la une Tunisie, l’ombre de la contre-révolution

Tunisie, l’ombre de la contre-révolution

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Entre révolution inachevée et  contre-révolution.
Le 14 Janvier dernier, la révolution du Jasmin célébrait dans la douleur et la tourmente son septième anniversaire.
Sept ans après le départ de Ben Ali le dictateur de Carthage, les urgences sociales et économiques ont rappelé à l’ordre la classe dirigeante  mais le risque de voir les manifestations de rue dégénérer et faire basculer la Tunisie en arrière est drôlement grand.
En même temps,  le réflexe autoritaire est omniprésent et le retour de certains caciques sécuritaires agite le spectre d’une contre révolution.
Si en Egypte,  la révolution de la place Tahrir a été d’abord détournée puis prise en otage par les frères musulmans,  en Tunisie on a cette impression qu’on a voulu apprendre aux tunisiens de s’être révoltés contre l’ordre établi du pouvoir en place.
D’un côté,  le clan Ben Ali n’a jamais été inquiété par de quelconques poursuites judiciaires et très peu de pays ont soutenu la révolution qu’il s’agisse des puissances occidentales ou des monarchies du Golfe.
La révolution du Jasmin qui a déclenché le défunt printemps arabe,  faut-il le souligner,  a marqué l’aspiration du peuple tunisien à vivre comme le chante si bien l’hymne national tunisien.
Et, malheureusement malgré certaines apparences,  cette aspiration a rencontré de très fortes résistances et une opposition très têtue en Tunisie comme à l’étranger.
Par Hafid Fassi Fihri
Actu-maroc.com

 

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