Tunisie: manifestation pour un meilleur équilibre des pouvoirs politiques

Tunisie: manifestation pour un meilleur équilibre des pouvoirs politiques

141
0
PARTAGER

 

« Président sans prérogatives, président fantoche! », pouvait-on lire sur une pancarte, une autre disait « Non à des prérogatives illimitées pour le chef du gouvernement ». « On n’a pas fait la révolution pour ça », ont crié les manifestants, réclamant la retransmission à la télévision des débats se déroulant à huis-clos dans les commissions de l’assemblée.

Pour Issam Chebbi, du parti démocrate progressiste (opposition), « il y a des craintes d’un retour à la dictature compte tenu des propositions formulées ».

Des désaccords sur les prérogatives des futurs président de la République et chef du gouvernement, ainsi que sur le fonctionnement de l’Assemblée perdurent au risque de retarder la désignation d’un exécutif, alors que le gouvernement intérimaire a démissionné.

Deux commissions mises en place dès la première réunion de l’Assemblée le 22 novembre n’arrivaient pas à dégager un accord sur un projet de règlement intérieur de cette institution –chargée de rédiger une nouvelle constitution– mais surtout sur le projet très controversé sur l’organisation des pouvoirs.

Ce projet endossé par Ennahda définit les prérogatives des futurs président et du Premier ministre pour une période transitoire qui durera jusqu’à la tenue d’élections générales.

Selon des élus, Ennahda veut donner « pleins pouvoirs » au futur chef du gouvernement désigné Hamadi Jebali, numéro 2 du parti islamiste. Le chef de l’Etat, qui devrait être le chef du Congrès pour la république (CPR) Moncef Marzouki, n’aurait que des prérogatives protocolaires.

Partisans d’un régime présidentiel aménagé, le CPR (29 sièges) et Ettakatol (20 sièges) se sont démarqués du projet d’Ennahda qui défend un régime parlementaire.

Le CPR a affirmé son désaccord dans un communiqué mercredi et assuré qu’il oeuvrait à « un meilleur équilibre des pouvoirs ». Un élu d’Ettakatol, Khemaies Ksila, avait déjà critiqué Ennahda qui soumet des projets « tout prêts » sur des questions aussi sensibles que les attributions du futur chef du gouvernement.

Ces deux partis de gauche ont pourtant formé une « coalition tripartite » avec Ennahda qui dispose de 89 élus à l’assemblée élue dix mois après la chute de l’ex-président Ben Ali sous la pression de la rue.

 

 

AFP___________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

Commentaires