Tunisie : première séance de l’assemblée constituante

Tunisie : première séance de l’assemblée constituante

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Il était 11 heures et quart lorsque les travaux de l’assemblée constituante ont été ouverts à Tunis. Cette assemblée a été élue le 23 octobre dernier lors des premières élections libres dans le pays, moins d’un an après la chute et la fuite de l’ancien président Ben Ali. Il y a eu beaucoup d’émotion lors de cette première séance au palais du Bardo, malgré quelques centaines de manifestants hostiles aux islamistes devant l’entrée du Parlement. La cérémonie d’inauguration a commencé très solennellement par une passation de pouvoir, avec un discours du président par intérim Fouad Mebazaa, venu passer la main symboliquement aux 217 élus de cette assemblée constituante.

Dans l’hémicycle, se sont réunies toutes les grandes personnalités de la nouvelle Tunisie post-Ben Ali, du Premier ministre de transition Beji Caïd Essebsi, au chef du parti islamiste Rached Ghannouchi, jusqu’au chef d’état-major de l’armée, le fameux général Rachid Ammar, connu pour avoir refusé de tirer sur la foule pendant la révolution. N’étant pas élu, il est venu encourager les 217 élus de cette nouvelle assemblée. On a vu Rachid Ammar donner chaleureusement l’accolade au chef du parti islamiste Ennahda et bien sûr au nouveau président tunisien, l’ancien opposant de centre gauche Moncef Marzouki, ainsi qu’au futur président de la Constituante, le chef du parti Ettakatol, Mustapha Ben Jaafar.

Grande émotion

L’une de premières décisions de cette assemblée constituante sera de valider par le vote la nomination de ses deux présidents et du Premier ministre proposés par la coalition islamiste de centre gauche. Les élus ont tous fait part de leur grande émotion en prenant place dans l’hémicycle. « Imaginez le chemin parcouru, nous disait l’un d’eux. Il y a un an, jour pour jour, Ben Ali était encore là. Notre part islamiste Ennahda était interdit. Et, aujourd’hui, nous voila au cœur du pouvoir tunisien »

Reste la question du partage du pouvoir entre le parti islamiste arrivé en tête à l’élection du 23 octobre et les deux partis de gauche avec lesquels Ennahda a conclu un accord de coalition. Selon cet accord, annoncé lundi à Tunis, Moncef Marzouki, du Congrès pour la République (CPR), va devenir le nouveau président tunisien. L’ancien opposant farouche au régime Ben Ali était très ému, en déclarant : « C’est le plus beau jour de ma vie. C’est le jour de la libération. C’est le jour le plus long, aussi, pour nous tous ».

RFI___________________

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