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Un homme armé a été abattu et d’autres blessés, dans la nuit de dimanche à lundi, dans une opération des unités de la garde nationale dans la région tunisienne de Kasserine (Ouest), non loin de la frontière algérienne, indique une source du ministère de l’Intérieur.

Le « terroriste » est tombé dans un guet-apens tendu dans le mont Semmama, situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est de la ville de Kasserine, par les éléments de la garde nationale (gendarmerie), qui agissaient sur la base de « renseignements fiables », ajoute-t-on de même source.

Le ministère de l’Intérieur, qui fait état de la saisie de 3 armes automatiques Kalachnikov avec leurs chargeurs et d’une quantité d’explosifs TNT, précise que les gendarmes ont interpellé, dans la même région, un individu suspecté de fournir un soutien logistique aux groupes armés retranchés dans les montagnes.

Alors que le ministère ne donne pas de précision sur l’identité de l’homme armé, les médias locaux affirment qu’il s’agit « d’un dangereux dirigeant terroriste de nationalité algérienne ».

Les unités de la gendarmerie, qui ont mené la veille des bombardements intensifs contre les repaires des hommes armés, poursuivent la traque des autres membres du groupe, avec le soutien de l’armée nationale, souligne-t-on de source officielle.

Dans le cadre de la lutte antiterroriste, le ministre tunisien de l’Intérieur, Najem Gharssali a annoncé, en juillet dernier, la dissémination quasi-totale d’un important groupe armé actif à la frontière avec l’Algérie, à savoir la phalange Okba Ibn Nafaa, affiliée à Al-Qaida au Maghreb Islamique et responsable de l’attentat du musée du Bardo en mars dernier.

Ce groupe cherchait à s’implanter dans la région de Gafsa (sud) et d’y installer des camps, à l’instar des groupes actifs dans les monts Chaâmbi et Semmama, proches de la frontière algérienne.

La Tunisie a connu, le 26 juin dernier, la pire attaque terroriste de son histoire avec le carnage de Sousse, qui a fait 38 morts parmi les touristes étrangers, dont 30 Britanniques.

Cette opération intervenait trois mois après celle du musée du Bardo ayant causé la mort de 21 étrangers et surtout des pertes considérables au secteur névralgique du tourisme.

Les autorités tunisiennes avaient décrété, dans la foulée de l’attentat de Sousse, l’état d’urgence pour une période de 30 jours, reconduit le 3 août courant pour deux mois.

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