UE: appels à un renforcement des sanctions contre la Syrie

UE: appels à un renforcement des sanctions contre la Syrie

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Pour ce qui est de la France, « nous sommes tout à fait ouverts à un renforcement des sanctions qui ont déjà été adoptées par l’Union européenne », a souligné son ministre, Alain Juppé, en marge d’une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles.

 

Le ministre néerlandais des Affaires européennes, Ben Knapen, a lui aussi dit être « fortement en faveur de sanctions supplémentaires ». « Le président Assad doit mettre un terme maintenant à la répression et entamer de vraies réformes démocratiques ou abandonner le pouvoir », a-t-il ajouté.
« Il y aura certainement un moment pour de nouvelles sanctions », a reconnu le chef de la diplomatie britannique William Hague, rappelant que l’UE avait déjà mis en place toute une série de mesures restrictives à l’encontre du régime syrien.

Dans une déclaration qui devait être adoptée lundi par les ministres européens, l’UE avertit qu’aussi longtemps que le régime de Bachar al-Assad maintiendra son cap, elle « va poursuivre et faire avancer sa politique actuelle, y compris par le biais de sanctions visant les responsables ou ceux qui sont associés à la répression violente » de l’opposition syrienne.

L’Europe a déjà adopté trois trains successifs de sanctions à l’encontre de caciques du régime, dont le président syrien lui-même, ainsi que des sociétés liées au pouvoir, mais aussi des responsables des Gardiens de la révolution iraniens (Pasdaran), l’armée d’élite d’Iran, accusés d’aider le régime syrien à mater les contestataires.
« C’est au peuple syrien d’en décider, mais je pense que le président Assad devrait faire des réformes ou se retirer du pouvoir », a jugé M. Hague.
« Ce n’est pas une question de personnes, c’est une question de régime. Le régime doit céder la place à un nouveau régime, c’est assez évident », a renchéri son homologue suédois Carl Bildt.
« Le régime est arrivé au bout. Il a perdu sa crédibilité et sa légitimité », a-t-il ajouté, se disant au passage « impressionné par l’unité et la non-violence de l’opposition. C’est un facteur encourageant ».
« De Bruxelles, on ne peut pas décider de choses concrètes pour faire changer le régime du président Assad, mais la Ligue arabe pourrait le faire », a estimé pour sa part le ministre luxembourgeois, Jean Asselborn.
« Je ne dis pas qu’il faut demander une zone d’exclusion aérienne ou une intervention militaire via la Ligue arabe, mais la Ligue arabe a une obligation à être plus décisive et mieux impliquée en Syrie pour arrêter au moins qu’on tire sur les manifestants », a-t-il ajouté.

Selon William Hague, « il faut travailler étroitement avec la Turquie » sur le dossier syrien. « Nous avons besoin d’une véritable politique étrangère de coopération entre les pays de l’UE et la Turquie, qui a plus d’influence sur la Syrie que de nombreux pays occidentaux ».

La Syrie est en proie depuis quatre mois à un mouvement de contestation du régime du président Bachar al-Assad, qui a répondu par une répression ayant déjà fait plus de 1.400 morts, entraîné l’arrestation de plus de 12.000 personnes et l’exode de milliers d’autres, selon les militants des droits de l’homme.

AFP_________________

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