UE : la fin d’un monde pour les ampoules à filament

UE : la fin d’un monde pour les ampoules à filament

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L’ampoule fluocompacte est née à la fin des années 1980. Elle se présente sous la forme d’un groupe de petits tubes de néon. Elle produit de la lumière grâce à une décharge électrique propagée dans un tube qui peut être soit enroulé (comme sur cette photo), soit plié en deux ou en trois. Sa durée de vie se situe entre 5 000 et 10 000 heures, soit entre 5 et 10 ans pour une utilisation normale, et elle utilise à peu près 80% d’énergie en moins qu’une ampoule classique. Sa lumière est plus douce que celle d’une ampoule à incandescence. Inconvénient majeur : elle contient du mercure. Même si les fabricants ont tenté d’en réduire la teneur, elle reste un déchet dangereux et doit être recyclée. Autre inconvénient, sa vitesse d’allumage n’est pas instantanée, contrairement aux autres ampoules. Son rendement lumineux est de l’ordre de 45 à 70 lumens par watt (entre trois et six fois plus que les ampoules à incandescence) pour un prix moyen d’environ 5 euros l’unité.

C’est une ampoule à incandescence améliorée, la lumière étant produite par l‘échauffement d’un filament dans un gaz de la famille des halogènes. On l’a présentée longtemps comme une alternative à l’ampoule traditionnelle pour les lampes sur pied ou les lampadaires mais elle se révèle en fait peu compétitive car sa durée de vie n’est guère que deux fois plus élevée que celle de l’ampoule traditionnelle (2 000 heures environ). Sa lumière est très brillante car émanant du seul filament. Avantage : elle ne contient aucun produit dangereux et n’a pas besoin d’être recyclée. Inconvénients : elle peut provoquer un incendie quand elle entre en contact avec du tissu comme des rideaux d’appartement par exemple et sa qualité de lumière (blanc chaud) n’est pas adaptée à toutes les ambiances. Si elles sont depuis 2008 la catégorie d’ampoules les plus vendues en Europe, les halogènes devraient subir le même sort que l’ampoule traditionnelle et être retirées de la circulation en Europe avant la fin de la décennie, du moins pour les plus énergivores d’entre elles. Le rendement lumineux d’une halogène est en moyenne de 14 lumens par watt pour un prix moyen de 5 euros l’unité.

Dernière-née du genre, elle reste encore relativement peu utilisée en habitation mais son usage va se développer au fur et à mesure que son coût – encore très élevé – va baisser. La technologie LED (pour Light-Emitting Diode, autrement dit diode électroluminescente) utilise un matériau semi-conducteur qui émet de la lumière quand il est traversé par du courant électrique. Son principal atout est qu’elle est quatre fois plus économe en énergie qu’une ampoule halogène et que sa durée de vie est très élevée : de 10 000 à 50 000 heures, suivant les modèles. Le flux lumineux qu’elle émet aurait néanmoins tendance à se dégrader au fil du temps. Autres avantages : les ampoules de ce type peuvent prendre toutes les formes, ce qui laisse place à la création, et les composants électriques peuvent être commandés à distance, permettant ainsi à l’utilisateur de régler la luminosité ou même la couleur de l’éclairage sans avoir à se déplacer. Le rendement lumineux d’une ampoule LED est de l’ordre de 50 à 100 lumens par watt pour des prix situés entre 15 et 50 euros l’unité.

 

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