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Un agent d’autorité de la capitale se souviendra longtemps encore de cette froide soirée du 10 Mars quand par hasard, il s’est retrouvé aux abords du mausolée Mohammed V, face à deux individus assis près d’un « Pick-up » chargé de caisses de pommes, en train de vider des bouteilles d’alcool, profitant d’une vue panramique, dans un lieu habituellement déserté des visiteurs. S’ensuit alors une vive discussion suite à laquelle l’agent d’autorité demande aux deux soulards leur identité et l’origine de leur cargaison. Ce dernier se laisse convaincre alors de changer de ton et de restituer les papiers sans poursuite et sans les embarquer au commissariat mais en échanges d’une caisse de pommes que les deux adeptes de la dive bouteille s’empressent de placer dans le coffre de sa voiture de service en guise de remerciement pour sa clémence envers eux.
Mais le lendemain et en visionnant les enregistrements des caméras de surveillance de la veille, les agents de sécurité, spécialistes de la surveillance des caméras de la ville, reconnaissent l’agent d’autorité sont restés intrigués par le manège et décident d’en référer à leurs supérieurs qui, après enquête et interrogatoire du concerné, l’ont accusé de manquements à sa mission et de corruption, accusations qui le feront comparaître devant une commission de discipline avant de confier l’affaire à la justice.
A ceux qui doutent de l’efficacité et de l’utilité des cameras de surveillance placées désormais aux quatre coins des périmètres urbains, voici un exemple éloquent qui plaide pour l’accroissement de leur nombre, tant elles dévoilent également les abus de ceux censés veiller à la sécurité des citoyens et leurs biens.
Par Mounir Rafai
Actu-maroc.com

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