Un amour incestueux entre père et fille qui termine dans le sang...

Un amour incestueux entre père et fille qui termine dans le sang avec trois morts

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Il n’y a pas d’«inceste heureux». C’est ce qu’enseigne la sordide histoire de Denis Mannechez, père incestueux qui a fini par tuer sa fille qui avait décidé de le quitter. Mardi 8 octobre, l’homme de 52 ans fait irruption, armé, dans le garage où sa fille, Virginie, 33 ans s’était réfugiée depuis trois semaines ; il tue le garagiste, employeur de sa fille, puis cette dernière, qui était aux commandes d’une dépanneuse. Il retourne ensuite l’arme contre lui-même. Il se trouve actuellement en état de «mort clinique» au CHU de Rouen.

Le garagiste, Frédéric Piard, jeune père de 31 ans, qui avait accepté d’héberger la jeune femme dans un appartement situé au dessus du garage «pour dépanner», est devenue la victime collatérale d’un drame familial unique en son genre.

Le meurtrier venait de sortir de prison où il avait passé deux ans pour viols et agressions sexuelles sur sa fille. En mai 2011, son procès était entré dans les annales: ce fût l’une des rares affaires d’ «inceste consenti», jugée par un tribunal français. Les juges de la Cour d’assises de l’Oise, qui pensaient tomber sur une histoire de viols, furent effarés de découvrir une organisation clanique de l’inceste, avec une mère, effacée et complice, et deux filles prenant obstinément la défense de leur père.

L’homme, au départ, est jugé pour des faits de viols sur mineures de moins de 15 ans. Ce sont les confidences de Virginie, alors âgée de 19 ans, à une amie, qui conduise à l’ouverture d’une enquête en 2002. Mais pour protéger leur père, les deux filles avaient affirmé que les relations sexuelles avaient commencé après leurs 15 ans, âge de la majorité sexuelle en France. La cadette avait fini par retirer toutes ses accusations. L’aînée, elle, avait assumé pleinement vivre avec son père avec qui elle a eu un enfant, aujourd’hui âgé de 13 ans. Il se trouvait à l’étage du garage lorsque son père- qui se trouve être aussi son grand-père- a commis le double meurtre.

«Il y a peut-être des incestes heureux»

Les faits ne se sont pas déroulés dans les bas-fonds d’une banlieue populaire, mais dans une vaste et magnifique propriété s’étalant sur 5000 m2 aux alentours de Compiègne. Le père, cadre supérieur gagnant très bien sa vie, avait commencé à attoucher sa fille aînée, puis avait invité la cadette dans son lit «pour ne pas qu’elle se sente délaissée». «C’était de l’amour consenti», affirmaient les deux filles lors du procès. «Moi et mon père, on est amoureux,» avait déclaré la fille aînée à une journaliste du Nouvel Observateur .

Lors du procès, un «expert» psychologique avait eu cette phrase, glaçante au regard des derniers événements «Il y a peut-être des incestes heureux». L’avocat de l’accusé Me Hubert Delarue avait interrogé: «La justice est-elle là pour dire le droit ou la morale?». Denis Mannechez avait été condamné en première instance à 8 ans de prison. Finalement, en appel, les jurés avaient adouci le verdict: il n’écopera que de cinq ans de prison, dont deux ferme.

L’inceste, s’il demeure interdit, ne constitue pas une infraction spécifique en France. Comme l’indique une note du Sénat, «si la relation est librement consentie et concerne deux personnes qui ont dépassé l’âge de la majorité sexuelle, fixé à quinze ans dans notre pays, elle ne tombe pas sous le coup du code pénal». Ce qui n’est pas le cas en Allemagne, où l’inceste, même consenti avec des personnes majeures, est considéré comme une infraction. Dans un avis publié le 24 septembre dernier, le Conseil d’éthique allemande proposait de dépanaliser l’inceste consenti entre frères et sœurs.

En France, les associations de victimes de l’inceste militent activement pour qu’il soit inscrit dans le Code pénal.

 

 

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