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Un collectif d’experts africains plaide auprès du SG de l’ONU en faveur de la proposition d’autonomie au Sahara

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« Après une étude approfondie de l’Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara, les membres du réseau des associations et experts africains confirment que l’initiative d’autonomie proposée par le Royaume du Maroc a mis en place un climat de confiance qui facilitera l’aboutissement à une solution politique mutuellement acceptable, lit-on dans le texte de la lettre.

« Les membres du réseau demandent à M. le Secrétaire Général des Nations Unies, et à son Envoyé Spécial, d’exhorter les parties concernées à participer activement à la création d’un climat animé par le souci exprimé par le Conseil de Sécurité en faveur d’une solution politique à un conflit qui n’a que trop duré et qui pose des problèmes considérables d’ordre humanitaire, notamment à la population de Tindouf, entravant ainsi la stabilité et le développement de la région », affirment les auteurs du document.

Et de livrer une série d’arguments plaidant en faveur de la proposition marocaine qui constitue l’unique voie pour un règlement pacifique et définitif à la question du Sahara.

« L’initiative marocaine d’autonomie est présentée suite aux décisions successives du Conseil de Sécurité des Nations Unies notamment sa décision 1429 du 30 juillet 2002, qui, en l’absence d’un progrès dans la mise en oeuvre du plan de règlement onusien, a appelé les parties concernées par le conflit à la recherche d’un règlement politique », indiquent à ce sujet les signataires de la lettre, relevant également « la conformité de l’initiative marocaine aux standards internationaux se rapportant à l’affaire du Sahara, notamment la résolution 1541 de l’Assemblée générale des Nations Unies qui a expressément reconnue que l’autonomie peut être considérée comme une des formes de l’autodétermination ».

Et de faire remarquer aussi dans le cadre de cet argumentaire, que « l’initiative marocaine s’inspire des expériences de certains pays démocratiques voisins en matière d’autonomie » et offre une multitude de garanties comme « l’engagement à incorporer les dispositifs de l’autonomie dans la Constitution du Royaume du Maroc, ce qui est de nature à lui donner une place particulière dans l’ordonnancement juridique national, et constitue par conséquent un gage de son développement et de sa stabilité, en plus des compétences élargies prévues pour la région autonome au niveau institutionnel ».

Dans la perspective d’un règlement mutuellement acceptable, les réseaux des associations et d’experts africains appellent également le Secrétaire Général des Nations Unies à oeuvrer pour assurer « la participation effective de l’Algérie dans le processus de négociation en respectant ses engagements internationaux et les décisions du Conseil de Sécurité des Nations Unies se rapportant à l’affaire du Sahara »

Ils expriment également l’ardent souhait de « permettre à la population des camps de Tindouf d’exercer, conformément aux standards internationaux des droits humains, en particulier les libertés de circulation, d’expression, de rassemblement et de constitution d’associations ».

Les membres du réseau appellent, par la même occasion, le Secrétaire général de l’ONU à garantir au Haut commissariat aux réfugiés (HCR) « les conditions nécessaires pour mener ses activités dans la région en toute liberté notamment pour la réalisation du recensement de la population des camps de Tindouf et faciliter les rencontres individuelles avec les populations des camps loin de toute entrave de la part des autorités sous lesquelles elles se trouvent ».

Le réseau des experts internationaux africains pour le soutien à la proposition d’autonomie a été crée ce week-end à Dakar à l’occasion d’un colloque sur « L’autonomie des provinces du Sud marocain : Souveraineté Nationale, développement local ».

Le collectif qui regroupe des compétences africaines de différentes nationalités, s’assigne pour objectif de mener une opération de communication et de sensibilisation auprès des sociétés civiles et des institutions africaines en faveur de l’initiative marocaine qui constitue une voie salutaire pour régler pacifiquement la question du Sahara qui handicape les efforts d’intégration au niveau du continent.

 

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