UN DÉPUTÉ DU PJD DÉCLARE LA GUERRE AUX BIKINIS

UN DÉPUTÉ DU PJD DÉCLARE LA GUERRE AUX BIKINIS

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Un récent incident opposant une cliente originaire de la ville d’Oujda ainsi que sa famille à la direction d’un hôtel d’El Jadida appartenant à une grande chaîne internationale suite à l’interdiction faite à la cliente de se baigner la tête voilée et portant une robe longue, une abaya, et spécialement conçue pour le bain appelée »Burkini », fait les choux gras en ce moment suite à l’intervention d’un député qui s’est saisi de cette affaire au nom de la morale publique et de la défense des libertés, surtout celle ayant au vestimentaire de celles qui ont fait vœu de cacher leur corps intégralement par choix.

Lors de l’incident relaté plus haut, la cliente décide d’alerter le député de sa ville d’Oujda, Abdelaziz Aftati, l’une des figures emblématiques du parti islamiste du PJD qui dirige le gouvernement, qui lui-même scandalisé par la direction de l’hôtel, en informe le ministre du tourisme qui lui répond sur le champs qu’un établissement hôtelier ne relève pas de l’espace public et que sa direction est libre d’autoriser ou d’interdire une tenu pour la baignade comme elle l’entend.

Le parlement étant en congé, le député qui n’est pas satisfait de la réponse du ministre, promet d’en reparler à la rentrée.

Et pour cause, il estime que l’attitude des responsables de l’hôtel est un comportement néo-coloniale qui ne respecte pas les traditions musulmanes du pays, préférant les bikinis, qui devraient être interdits, car indécents et provocants contrairement aux tuniques longues qui ne laissent rien voir du corps de la femme, ce qui est conforme à la religion. Anticipant sur une question orale au parlement à la reprise de ses travaux et sur les questions du députés quand il l’interpellera en séance plénière, le ministre en vacances, à chargé les membres de son cabinet à plancher sur le sujet.

A se référer à l’entêtement légendaire du député et à ses idées qu’il défend bruyamment sous la coupole, l’on peut parier sur une séance tumultueuse pour que les « burkinis » ne soient plus interdits dans les piscines des hôtels ou les piscines privées accessibles au public, en attendant qu’un débat s’engage sur l’interdiction ou non des bikinis. Tout est possible.

Actu-maroc.com ________________________________________________________

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