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Le procès de la femme d’affaires Hind El Achchabi qui se trouve actuellement au stade de la cassation n’a pas encore révélé tous ses secrets et va de rebondissement en rebondissement. Le dernier en date est ce faux acte de mariage remis dernièrement à la justice marocaine par la défense de son ancien mari koweïtien, le plaignant, qui l’accuse d’un adultère infondé jusqu’à présent.

Un précédent acte de mariage avait été déclaré invalide car non original et ne comportant pas la signature du père de la femme ni de l’épouse, comme l’exige la loi kowétienne. Pourtant le document a été maintenu dans le dossier d’accusation. Sentant les difficultés à venir et le rejet de cet acte de mariage, le plaignant a fait parvenir à la justice marocaine, une autre version de cet acte, avec la signature du père de Hind El Achchabi qui, interrogé par Actu-Maroc, a tenu à préciser qu’il ne s’est jamais rendu au Koweït où ce soi-disant acte a été établi, de même qu’il affirme ne l’avoir jamais signé et menace d’attaquer l’ancien gendre devant les tribunaux pour falsification de signature, faux et usage de faux et usurpation d’identité.

La manipulation grossière qui a atterri dans le dossier peut changer le cours du procès de fond en comble et donner raison à la défense de Hind El Achchabi, qui n’a cessé d’attirer l’attention du juge en charge de l’affaire tout en le mettant en garde depuis le début du procès, de se baser sur des documents présentés comme authentiques, mais qui , comme le montrent les deux copies de l’acte de mariage, ont été largement retouchés par le plaignant.

La question qui reste posée à présent est de savoir sur quel acte de mariage parmi les deux la justice va t-elle se baser pour déterminer son verdict final en cassation sachant qu’aucun des deux documents n’est valide aux yeux de la loi marocaine.

Ce rebondissement doit pousser à lui seul à une révision complète du procès de Hind El Achchabi.

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