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Sous le titre racoleur « Comment le Maroc infiltre la France », le magazine hebdomadaire étiqueté à gauche, Marianne, a crée à dessein une tempête médiatico-politique en France qui lui doit quelques heures après la sortie de son dernier numéro une pluie incessante de critiques tous azimuts pour les contre-vérités avancés au sujet du rôle de personnalités binationales connues ou des politiques et décideurs qui ont mis leur notoriété et leur proximité avec les cercles du pouvoir, au service de la défense des intérêts du royaume, de l’Elysée jusqu’au parlement en passant par les médias de l’hexagone.

Pour étayer cet apriori, le magazine rappelle le sort vécu par une candidate d’origine algérienne aux dernières élections législatives et soupçonnée de partager les thèses des séparatistes sahraouis du Polisario qui a vu son accréditation lui être retirée par le parti présidentiel fondée par Macron, LREM, au profit d’un autre candidat, d’origine marocaine, suite à des pressions pour qu’il se présente dans le XVème arrondissement de Paris. De là à généraliser cet épisode, le magazine n’est pas allé loin pour franchir le pas en évoquant les noms de cette « armada » qui travaille en coulisses pour « infiltrer la France ». L’on y trouve des anciens ministres socialistes, des écrivains célèbres, comme Leila Slimani et Tahar Benjelloun, l’humoriste Jamel Debbouze ainsi qu’une lite interminable de binationaux d’origine marocaine mobilisés pour soutenir le pays de leurs parents dans cette longue marche et ce travail de sape des institutions de la république pour privilégier le royaume dans ses prises de position et ses choix au Maghreb.

Le magazine Marianne aurait-il agi ainsi pour vendre du papier ou noircir des pages sur l’excellence des relations entre Paris et Rabat pour le compte d’une parti tierce?

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