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Les prédicateurs de la prière du vendredi et les imams en charge des prêches en général n’ont qu’à bien se tenir, car le ministère de tutelle ne plaisante plus avec les déviants du discours officiel.
Désormais, tout dérapage sera sanctionné , sans espoir de recours, par l’exclusion des listes officielles du département des Habous et des affaires islamiques qui est déjà passé à l’acte en renvoyant définitivement un imam populaire de Fès malgré les menaces de ses nombreux fidèles de boycotter la mosquée où il avait l’habitude de diriger la prière.
Le prédicateur en question s’est vu reprocher d’être sorti du cadre officiel du thème qu’il devait aborder pour la prière du vendredi en traitant d’une affaire concernant Israël pour laquelle il avait été ovationner.
Des sanctions similaires ont été prises ces derniers jours dans des mosquées à Tinghir et Figuig pour des dépassements d’imams qui n’ont pas respecté le règlement imposé par le ministère qui tient à traiter le mal à la racine et éviter la propagation de discours haineux qui ne respectent pas les constantes de l’Islam modéré prôné par le royaume.
A l’heure où le ministère forme des centaines d’imams d’autres pays, notamment africains mais également européens, il était normal qu’il commence à chasser les loups de sa bergerie.

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