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Considéré comme un candidat sérieux à la présidence algérienne par Washington, l’ancien ministre des affaires étrangères algérien et envoyé spécial de l’ONU dans plusieurs conflits, Lakhdar Ibrahimi est sorti de sa réserve habituelle pour se lancer dans un long plaidoyer en faveur de la réouverture des frontières entre l’Algérie et le Maroc, fermées depuis 1994.

C’est pour des considérations économiques que le haut diplomate a lancé cet appel aux deux pays afin qu’ils mettent de côté le différend sur le conflit du Sahara pour construire une économie commune basée sur des échanges avantageux.

Pour cela, il s’est dit partisan d’un réel réchauffement entre les deux pays, capable d’insuffler une dynamique économique positive pour l’ensemble de la région du Maghreb.

L’année dernière, Lakhdar Ibrahimi avait plaidé la même cause et dans les mêmes termes lors d’une rencontre avec l’ancien premier ministre socialiste marocain, Abderrahmane El Youssoufi alors qu’il est connu également pour avoir abordé en toute liberté et en aparté avec le président Bouteflika, un fait rare qui mérite d’être souligné, de même que cette sortie récente n’est pas passée inaperçue en raison de la stature de cet homme écouté.

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