Un iceberg gigantesque dérive dans l’océan Arctique

Un iceberg gigantesque dérive dans l’océan Arctique

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Dans la trajectoire potentielle de ce géant incontrôlable se trouvent plusieurs plateformes pétrolières et des routes maritimes. Dans le pire des scénarios, de grandes parties du glacier pourraient atteindre les eaux à grande circulation où un autre iceberg géant a coulé le Titanic en 1912.

Selon Jon-Ove Methlie Hagen, glaciologue à l’Université d’Oslo, l’iceberg est si gros qu’il est impossible de l’empêcher de dériver.

Peu d’images symbolisent aussi bien les craintes liées au réchauffement climatique qu’un morceau de glace de 260 kilomètres carrés se détachant de la nappe glaciaire du Groenland.

Le nouvel iceberg est déjà utilisé comme symbole dans le débat sur le réchauffement climatique. Le représentant démocrate américain Edward Markey a ainsi déclaré qu’il pourrait servir de maison aux «climato-sceptiques».

Les chercheurs se sont lancés dans une course pour tenter de déterminer la trajectoire de l’iceberg, qui se dirige vers le détroit de Nares séparant le Groenland de l’île Ellesmere, au Canada.

Si l’iceberg fait son chemin dans le détroit avant le gel de l’hiver -qui doit commencer le mois prochain-, il serait probablement transporté vers le sud par les courants océaniques en suivant la côte est du Canada jusqu’à arriver dans les eaux de Terre-Neuve, où se trouvent des plateformes pétrolières et des routes maritimes.

«C’est là où ça pourrait devenir dangereux», selon Mark Drinkwater, de l’Agence spatiale européenne.

Le Service canadien des glaces estime que la trajectoire de l’iceberg pourrait durer d’un à deux ans. Il va probablement se briser en heurtant d’autres icebergs et des îles sur sa route. Les fragments resteront tout de même très gros, prévient Trudy Wohlleben, un spécialiste canadien des glaces qui a été le premier à repérer l’immense iceberg jeudi dernier sur des images satellite.

Selon M. Wohlleben, les fragments pourraient être assez gros pour menacer les plateformes pétrolières au large des côtes de Terre-Neuve.

Les scientifiques estiment que cet iceberg est le plus gros repéré dans l’hémisphère nord depuis 1962.

 

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