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Un juriste Français dénonce la politique de « deux poids deux mesures » des médias espagnols dans le traitement de la question

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Lors d’une conférence-débat, tenue le week-end dernier à Paris, il s’est interrogé pourquoi ces médias, « préoccupés par le respect des droits de l’homme », ne s’intéressent pas à la situation « préoccupante » de non-droit qui prévaut dans les camps de Tindouf, où les séquestrés sont privés de leurs droits les plus élémentaires.

Cette rencontre visait à informer l’opinion publique européenne sur les processus de développement social, politique et économique dans lesquels le Maroc est résolument engagé aujourd’hui et à expliquer l’initiative marocaine d’autonomie comme solution « idoine et juste » au conflit du Sahara.

Dans son exposé, M. Saint-Prot a cité l’exemple de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, enlevé depuis le 21 septembre par les miliciens du Polisario pour avoir « émis une opinion », celle de défendre le plan marocain d’autonomie.

M. Saint-Prot, fondateur avec d’autres juristes français d’un comité de soutien à cet ancien responsable du Polisario qui a eu le courage de défendre la proposition marocaine, a rappelé que « l’on est toujours sans nouvelle de lui », appelant les médias à s’intéresser à son sort et à celui des autres séquestrés dans les camps de Tindouf, placés sous la responsabilité de l’Algérie.

« En refusant l’accès du Haut commissariat aux réfugiés à ces camps, l’Algérie viole le droit international et ses engagements en tant que pays d’accueil de cette population », a-t-il dit, rappelant que « le Polisario n’a aucune existence juridique, une entité artificielle créée de toutes pièces par l’Algérie ».

« C’est hallucinant d’entendre dans certains médias occidentaux, en particulier espagnols, des analyses complètement coupées de la réalité », a-t-il souligné, notant que « par ignorance, voire par paresse, ils utilisent des termes erronés pour le conflit au Sahara (territoires libérés, occupation du Sahara occidental, droit à l’autodétermination), or le Sahara a toujours été Marocain ».

L’universitaire se dit convaincu qu’un « référendum d’autodétermination n’a pas lieu d’être » pour le cas du Sahara car « on ne peut pas demander à une population nationale si elle veut revenir à sa mère patrie », d’autant plus que les différents plans de règlement de l’ONU ont conclu à l’impossibilité de réaliser un tel référendum.

Dans ce contexte, souligne-t-il, le plan d’autonomie Marocain se présente comme « la seule solution pour sortir de la crise ».

Il a déploré à cet égard l’attitude « irresponsable » de l’Algérie qui continue de « mettre de l’huile sur le feu » en cherchant à « déstabiliser le Maroc » alors que ce dernier est engagé dans les négociations « en mettant sur la table une proposition sérieuse et crédible pour le règlement du conflit ».

Le juriste français a relevé, par ailleurs, que la présence d’un groupe paramilitaire au Sahara ajoute un risque de déstabilisation dans la région, au moment où « le Sahel est devenu une plaque tournante de tous trafics (armes, drogue, contrebande) », mettant en garde contre « le risque d’une dérive terroriste du Polisario dont les liens avec Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ont été établis ».

Il a cité le cas de Omar Sahraoui, militant du Polisario impliqué dans l’enlèvement d’otages espagnols, dont la libération a été exigée par AQMI pour libérer les otages.

Organisée par le collectif CAI-Almohagir, dirigé par les universitaires Mohamed Mraizika et Mohamed Amraoui, à l’occasion du 35ème anniversaire de la Marche Verte, cette conférence-débat a été marquée par la participation d’universitaires, d’intellectuels et de représentants de plusieurs ONG de différents pays européens (France, Pays Bas, Espagne, Belgique, Allemagne, Italie).

Ils ont notamment mis l’accent sur le rôle des citoyens européens d’origine marocaine dans la défense de la cause nationale et des intérêts du Maroc en œuvrant pour le développement de ses relations culturelles et économiques avec l’Union Européenne.

Basé à Paris, CAI-Almohagir est un collectif associatif international créé en 2008, à l’initiative de personnalités d’origine marocaine, pour sensibiliser l’opinion publique internationale sur les enjeux de la question du Sahara et sur la situation « dramatique » des séquestrés dans les camps de Tindouf, en particulier celle des « enfants déportés à Cuba ».

 

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