UN MARIAGE SE TRANSFORME EN DISPUTE ENTRE DEUX FAMILLES PARCE QUE LA...

UN MARIAGE SE TRANSFORME EN DISPUTE ENTRE DEUX FAMILLES PARCE QUE LA MARIÉE N’ÉTAIT PAS VIERGE.

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La scène se passe dans un village de la région de Béni-Mellal, dont les habitants sont très connus pour être à cheval sur les principes et le respect des traditions qui remontent à une éternité. Au cours d’une cérémonie de mariage la semaine dernière et alors que la fête battait son plein au milieu des yous-yous et des incantations à la gloire du couple qui allait s’unir pour le meilleur et pour le pire, c’est surtout le pire qui s’est produit.

Comme le veut une coutume ancestrale qui s’est plus ou moins maintenue dans certains milieux, et une fois l’acte de mariage signé, la mariée devait se faire déflorée par son conjoint, et le pantalon blanc d’un tissu léger qu’elle portait en guise de dessous, devait porter des tâches de sang, signe de sa virginité au moment de l’acte, avant de le présenter à la vue des invités et aux voisins, pour la grande fierté des familles du couple. Là, à défaut, un grain de sable inattendu a tout fait capoter et les choses ont tourné au vinaigre.

La mariée n’était pas vierge et dans sa tentative de raisonner son conjoint en lui expliquant qu’elle s’était munie d’une lame de rasoir pour se couper afin de récupérer quelques gouttes de sang et donner l’illusion de sa virginité perdue, ce dernier n’a trouvé pour toute réaction à cet aveu que de crier à qui voulait l’entendre parmi l’assistance à la tromperie et à la légèreté de la promise en la rouant de coups avant de la menacer de répudiation sans aucune autre forme de procès. C’est à ce moment que la situation va dégénérer avec l’entrée en lice des membres des deux familles du couple, ceux de la femme jurant sur leur grand dieu que leur fille est vierge, ceux du marié les traitant de menteurs et leur fille de dévergondée. Après une pluie d’insultes réciproques c’est celle des coups échangés de part et d’autres qui allait s’ensuivre dans un chaos total nécessitant l’intervention des gendarmes.

Comme le veut la tradition dans ces cas rarissimes, c’est l’imam du village qui apportera ses bons offices pour officialiser l’annulation du mariage et régler le problème à l’amiable selon une formule acceptée par les deux parties, la famille de la promise répudiée sur le champs devant régler à la partie adverse, tous les frais engagés jusqu’au centime près, pour l’organisation de ce mariage avorté, et subir la honte devant toute la région qui a vécu cette affaire comme un drame partagé par tous les habitants. La malheureuse s’est, elle, la mariée, enfermée à jamais.

Jalil Nouri

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