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Il aura fallu attendre ce constat douloureux, ignoré dans les indices de développement, pour réaliser le retard pris dans les conditions de vie des marocains, surtout les plus démunis.
L’association Environnemental Women Association , dirigée par l’ancienne ambassadrice du Maroc en Scandinavie vient de rappeler, au cours d’une conférence,la triste réalité des conditions d’hygiène dans lesquelles vivent les familles marocaines.
Selon son étude qu’elle présente comme fiable, un marocain sur trois n’a pas accès à des toilettes dignes de ce nom et 34% de la population vivant en milieu rural ne dispose pas d’installations sanitaires répondant aux normes et raccordée au réseau d’assainissement. L’étude a voulu visiblement caché un autre phénomène qui veut qu’une grande partie de cette population n’a tout simplement pas de lieux d’aisance et se contente de faire ses besoins en plein air.
Plus grave encore et toujours concernant le monde rural, cette absence de toilettes dans les écoles est à l’origine d’un taux d’abandon scolaire important, surtout si l’on sait que  écoles recensées en sont anormalement et totalement dépourvues, contraignant les petites filles à rester chez elles. Mais il n’y a pas que le monde rural qui pâtit de ce manque. Dans des villes entières, l’absence de toilettes dans les espaces publics est une amère réalité.
Est-ce normal pour un pays qui se veut une destination touristique de choix? La question est-elle tabou?

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