PARTAGER
Sur le million de logements vides que compte le royaume, 90% se trouvent tout naturellement en milieu urbain. La palme d’or revient à la région de Casablanca-Settat suivie de celle de Tanger-Tetouan-Al Hoceima et enfin Rabat-Salé pour compléter ce trio de tête.
Alors que le rêve et l’objectif de tout marocain est de posséder son propre logement, y compris dans le segment du logement économique encouragé par l’état , une grande majorité de jeunes actifs est en butte aux pires difficultés pour louer un appartement en raison de la cherté des prix réclamés, sauf dans les quartiers périphériques où l’offre se situe généralement autour des 2000 dhs pour un trois pièces dans un décor sommaire et un cadre de vie nu.
Cette situation contradictoire entre la disponibilité d’un locatif inaccessible et d’une demande exponentielle de la part d’une classe moyenne a poussé la tutelle à plancher sur un projet d’encouragement des promoteurs afin de construire des logements de moyen standing à l’achat au prix de 6000dhs le mètre carré.dans des quartiers moins excentrés, sans se pencher sur des mesures dissuasives afin d’obliger les propriétaires des appartements vides à louer aux personnes présentant des garanties et réduire ce fossé entre l’offre et la demande pour arriver à un tel taux de logements inoccupés. Une situation qui, rappelons-le, est à l’origine du nombre anormalement important de célibataires qui, faute de mieux préfèrent rester sous le toit des parents en attendant de meilleurs jours.

Commentaires