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Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, aura tenu jusqu’au bout sans rien céder devant les syndicats qui le lui réclamaient à cor et à cri: ce sera un « niet » définitif dans la situation actuelle pour toute demande de hausse des salaires, notamment le Smig.
Le dialogue social qui a redémarré récemment entre syndicats et gouvernement après des mois de rupture et d’agitation sociale, s’est conclu ce vendredi sans la certitude de reprise des pourparlers après avoir achoppé.
Le chef du gouvernement s’est voulu persuasif en incitant des interlocuteurs sur leurs grands chevaux à patienter encore , la conjoncture économique actuelle n’étant guère favorable, selon lui, à un tel cadeau, le gouvernement étant déjà pris à la gorge.
Les syndicats ont vite fait de le contredire en sortant leurs propres arguments que le gouvernement avait tiré suffisamment de ressources de la baisse des dépenses de la Caisse de Compensation pour se résoudre à un tel geste en faveur de travailleurs souffrant de laisse généralisée des prix des produits de première nécessite malgré les dénégations des membres de l’exécutif, tous unis derrière leur chef qui continue de croire ferme à son deuxième mandat, chose qui le pousse à garder un sang-froid face aux centrales syndicales.Une stratégie qui lui permet d’assister à un premier mai très calme en comparaison avec les précédents.

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