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Un réel cauchemar vécu par un magistrat Français à la retraite dans un commissariat de police Espagnole de Ceuta

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Voici l’histoire vécue d’un français et de son fils avec la police Espagnole au niveau des frontières de Ceuta. Nous la publions intégralement comme reçue : 

« Ceuta racket d’état …… Attention danger, lisez ce qui suit et soyez très vigilants

Le 9 mars à Ceuta 21 h, après une fouille minutieuse de la douane et la police Marocaine nous passons coté Espagnol et nous avons droit là aussi à une fouille de la police dans le Camping Car et la remorque. Je referme les portes de la remorque et les soutes. Nous partons à 22h05 du poste frontière. Notre bateau étant à 22h30, c’est un aller direct sans arrêt au port pour essayer d’avoir le dernier bateau. Nous arrivons, le parking est vide en dehors des marchandes Magrébines qui vendent colifichets et bonbons. Je m’arrête au poste de billetterie qui est ouvert et l’employé me dit que je vais pouvoir prendre le bateau sans problème. Pendant qu’il fait le nécessaire administratif d’enregistrement, une des marchandes se glisse à ma fenêtre et commence à me demander à très haute voix d’acheter ses broutilles, elle insiste en criant ce qui nous casse les oreilles et je finis par me fâcher et la faire partir. L’employé me donne les documents d’embarquement et je passe le poste de douane qui me fait signe d’y aller. J’arrive au contrôle de police qui me demande de visiter le véhicule, Mon fils Gaétan ouvre la porte, le policier va vers la chambre et demande à Gaétan de soulever le lit sous lequel se trouve un coffre qui est plein. Gaétan était surpris en voyant  une personne à coté du lit cachée sous un sac en plastic……Il m’appela et je constate la même chose avec grand étonnement me demandant comment il se trouvait ici surtout que je ne voyais rien de fracturé. Le seul problème est qu’à la douane frontalière je n’avais pas refermé la porte cellule à clef le policier sortant du véhicule par celle-ci et moi remontant par la portière conducteur.

Le policier et son collègue arrêtent le migrant qui a été emmené au poste à l’étage. Il me demande d’ouvrir toutes les portes du véhicule et de la remorque et cherche d’autres personnes. Pendant ce temps je vois le bateau partir!…… Le policier me demande de ranger le véhicule un peu plus en avant et nous fait signe de le suivre….. Pendant ce temps je comprends vite le scénario, la porte de la cellule n’étant pas fermée à clef cette personne avec la complicité de la marchande de colifichets est montée subrepticement pendant qu’elle attirait bruyamment notre attention. Je pense alors qu’il sera aisé d’expliquer ces faits au policier pour démontrer notre bonne foi. Ce dernier nous dit qu’il ne veut rien entendre et que nous serons entendus par un juge le lendemain.

Après avoir confisqué toutes nos affaires, passeports, papiers, fait enlever montre, lacets, ceintures, nos poches ont été vidées, nous passons à une fouille à corps…..il nous met en cellule et je comprends que nous étions mon fils et moi dans une mauvaise passe.

Pour ceux qui ne me connaissent pas sachez que j’étais accompagné de mon fils Gaétan qui est handicapé autiste et qui a sa carte d’handicapé à 80 % dans son porte feuille….. Nous passons par toutes les étapes avant incarcération, prises d’empreintes…..on nous fait signer plusieurs documents concernant nos droits… Je dis au policier que Gaétan est handicapé….il n’en a cure. Après une heure ou deux, car nous n’avons plus l’heure, nous sommes emmenés menottés l’un et l’autre au commissariat de Ceuta. On nous enlève les menottes à l’intérieur et nous sommes mis en attente dans une grande cellule. Après une demi heure nous sommes appelés l’un après l’autre pour signer une décharge concernant les affaires qui nous ont été prises. On me signale que les 580 euros qui étaient dans ma sacoche seront mis lundi sur le compte du juge ainsi que les 1720 euros de mon soi disant ami…..Tout cela dans un mauvais anglais car aucun de ses policiers en service ne parlaient Français….Je dis à la policière que cette personne n’est pas mon ami mais qu’il est entré par effraction dans mon véhicule……haussement d’épaules cette policière n’en a que faire.

Nous sommes conduits dans une cellule après avoir pris un petit matelas plastifié de 4 cm d’épaisseur en mousse de faible densité et une couverture toute mince. Nous passerons donc deux jours et deux nuits dans des conditions inhumaines. Ces cellules mesurent 1m60 par 2m80 exactement, elles sont entièrement carrelées et elles donnent sur un couloir dont les fenêtres grillagées sans carreaux laissent pénétrer le froid et l’humidité de l’extérieur. Le jour nous sommes 4 par cellule et la nuit 3. Une sonnette permet d’appeler. Au fond de la cellule un siège couchette en carrelage sur lequel je passerai la première nuit. Je mesure 1.70 m et le mètre soixante ne permet pas de s’allonger…..cependant le froid, l’inquiétude qui monte et la santé mentale fragile de mon fils ne me permettent pas de trouver une minute de sommeil durant ces deux nuits. Connaissant le système judiciaire français, j’essaie d’expliquer à Gaétan chaque étape de ce périple. J’ai vite compris que nous sommes dans un cas de flagrant délit et que nous irons au bout de la garde à vue.

Le lendemain matin très tôt, ce ne sont que des cris, hurlements des détenus arrêtés la veille ou la nuit. En majorité Magrébins il s’invectivent en Arabe, crient tapent avec leurs chaussures sur les portes en ferraille. Nous sommes entre 22 et 25 dans ces 7 cellules et nous voyons passer en permanence ceux qui rentrent et qui sortent car les barreaux sur toute la largeur ont un intervalle de 6 cm. On nous apporte le petit déjeuner, une brique de jus d’ananas et un biscuit au chocolat. C’est la seule boisson que nous aurons de la journée……Nous sonnons pour aller aux toilettes et un policier nous y accompagne à tour de rôle, pas ou peu de papier selon l’heure car les détenus s’en servent pour s’essuyer les mains au lavabo. J’arrive à en récupérer un fond de rouleau en pensant à mon Gaétan et je ne le regretterais pas. Lors du passage de celui qui me parait être le responsable je demande de voir un avocat….j’attendrais 6 heures car je répéterais ma demande à un autre assez vindicatif avec les détenus qui me regardera méchamment en criant « momento, momento…  » J’ai oublié de rajouter un autre détail, nous étions trois dans notre minuscule cellule et la police introduit un autre détenu, qui tient à peine sur ses jambes et s’écroule le long du mur près de l’entrée, il s’endort assis jusqu’au début de l’après midi et se réveille vindicatif et méchant ne parlant qu’arabe. J’ai eu un peu peur pour Gaétan et lui fais comprendre assez brutalement que malgré mes 70 ans je ne lui permettrais pas de faire ce que bon lui semble surtout dans une cellule de moins de 5 mètres carrés pour 4. Il appelle à la sonnette et comme il parle un peu Espagnol le garde me fait comprendre qu’il faut lui faire une plus grande place. Nous apprenons de ce fait qu’il est ici pour la drogue car il nous fait un signe de piqure dans le bras. Je lui laisse la moitié de ma place. Il sentait vraiment mauvais des pieds il souffre apparemment d’une grosse mycose que je dois me lever pour aller respirer le long des barreaux du couloir, de ce fait il s’allonge ce qui crée de nouvelles et assez violentes altercations……Je ne me laisse pas faire…..Le temps passe très lentement dans une odeur pestilentielle.

Vers 15h je suis emmené dans un bureau chauffé où attend une jeune avocate. Un policier gradé qui parle un peu Français me fait savoir qu’elle n’en comprend pas un mot et qu’ils attendent un interprète. Celui ci tarde et je suis très inquiet pour Gaétan qui est avec ce drogué en manque…. L’interprète arrive, c’est une femme très sympathique. Peu de temps après entre un civil du bureau d’à côté que j’ai aperçu venir à la porte peu de temps avant, cela doit être le commissaire. Je raconte donc mon histoire à l’avocate en lui signalant au préalable l’handicap de Gaétan…..et les difficultés qu’il rencontre et va à postériori rencontrer suite à la violence de cet emprisonnement, aux conditions de détention indignes d’un pays civilisé, du manque de médicaments car il à un traitement journalier qui doit être suivi à la lettre…Je lui dis avoir signalé cela au policier qui nous a arrêté au port car les médicaments étaient dans le camping-car et qu’il n’a rien voulu entendre…. Le commissaire me lit alors les faits qui nous sont reprochés : nous avons commis le délit de faire passer illégalement un clandestin et nous serons entendus demain par le juge. Je lui demande de faire une déposition conforme à ce que j’ai raconté à l’avocate et qu’il a évidement entendu. Il me le déconseille mais me dit que c’est possible. Je demande à l’avocate quelle est la meilleure position à prendre non pour moi mais pour Gaétan que je souhaite voir sortir le plus vite possible de cet enfer. Elle me conseille alors de ne pas déposer et de le faire devant le Juge le lendemain. Je lui fais confiance. Je demande à ce que ma femme soit prévenue car elle nous croit sur la route et n’a pas de nouvelles…..il m’autorise à téléphoner depuis le  bureau ou nous nous trouvons. Ils font alors venir Gaétan pour signer un document qui dit que nous avons entendu les faits qui nous sont reprochés. Je rappelle le cas de Gaétan et le commissaire me propose son hospitalisation…. Au vu de ce qu’il vient de nous dire je sais que Gaétan sera hospitalisé dans le cadre pénitentiaire et si les cellules et leurs occupants sont comme ici je préfère le garder avec moi. L’interprète semble sensible à la situation et elle a des paroles d’encouragement agréables à entendre. Le commissaire devant cela appelle le responsables et lui demande de nous laisser ensemble tous les deux pour la nuit…… Celui-ci dit qu’il le fera si c’est possible. On nous ramène à la cellule encore plus froide après ces instants passés dans un bureau chauffé…. Nos deux cohabitant de cellules sont changés et malgré cela l’odeur pestilentielle mettra plus de deux heures à partir…..cela semble bon d’être un peu tous les deux. Cela n’a pas plu je pense car Gaétan qui a une grosse envie m’en fait part et je sonne et demande l’accès aux « servicio. »….plusieurs tentatives…..cela durera presque une heure. Gaétan très courageux tiendra bon et ne leur fera pas le plaisir de se souiller……

Le soir et je crois que je peux remercier l’interprète, le commissaire me fera emmener chercher les médicaments de Gaétan au Camping-Car, j’en profite pour prendre les miens. En rentrant un individu est avec nous dans la cellule……c’est le seul Espagnol que nous aurons rencontré pendant notre incarcération. Il était dans la cellule voisine et a crié tout l’après midi dans sa langue se mélangeant aux cris des autres occupants. Notre présence l’a calmé et il s’avère que nous avons à faire à un type charmant. Les cris dureront tard dans la nuit. Les médicaments ont fait effet sur Gaétan qui malgré un gros rhume finit par s’endormir pour quelques heures de cauchemars ponctuées de cris et gestes brusques dans son sommeil. Avant le lever du jour il sera pris de violentes et douloureuses migraines qui ne le quitteront pas jusqu’à midi. Très tôt, je sonne et demande un médecin…..cela me sera refusé plusieurs fois.

Au petit déjeuner lorsqu’ils ouvrent la porte, je courre vers le bureau du chef mais je suis rapidement et violemment ceinturé et ramené manu-militari en cage. On me donnera tout de même le jus de fruit et le biscuit…. Vers 9 h nous sommes emmenés menottés deux par deux dans un fourgon bas sans fenêtre au tribunal….. Surprise en descendant, nous sommes au sous-sol dans une cellule qui ressemble à une véritable porcherie et aussi froide qu’au commissariat. Nous sommes avec un individu très calme. Dans le mur, une petite fenêtre avec des barreaux et de l’autre côté une belle petite pièce peinte en blanc avec une chaise et un bureau….. Gaétan a très envie de faire pipi, j’appellerai en vain pendant une heure « servicio » plusieurs policiers passent pour venir chercher les détenus…..personne n’écoute L’un d’eux s’arrête interpellé par la personne qui est avec nous et, surprise, le policier lui donne une cigarette je lui dis » servicio »servicio » il s’en moque……au bout d’une heure le préposé vient enfin ouvrir, quel courage mon Gaétan……ils n’auront pas le plaisir d’en voir un de nous deux souillés…..c’est lamentable…. Nous sommes transis de froid, dans la petite pièce à côté la porte s’ouvre et nous voyons apparaitre l’avocate accompagnée d’un interprète…… Monsieur, le magistrat vous propose une condamnation à 6 mois d’amende à 5 euros par jour. si vous acceptez vous serez libéré mais il faudra que vous reconnaissiez les faits….. Je lui dis que je ne suis pas d’accord et que je suis victime et non coupable dans cette affaire. L’avocate me dit mon droit, je peux refuser mais il faudra que je revienne avec Gaétan dans deux ou trois mois pour le procès, qu’il va y avoir enquête car le migrant n’a pas été entendu. Je lui demande s’il est possible de payer pour Gaétan afin qu’il sorte afin que je puisse rester pour me défendre……Départ de l’avocate qui reviendra une demi- heure après avec le traducteur qui me dira que le juge refuse que seul Gaétan paie que c’est tout ou rien……nous signons et nous sommes libres…..Il est bien évident que je n’ai pas le choix et donne mon accord. Peu de temps après deux policiers viennent nous chercher, nous menottent et nous montent dans les étages au chaud. Quelle n’est pas ma surprise de voir assis libre le migrant qui est très gêné et s’excuse plusieurs fois…… les policiers nous enlèvent les menottes et on nous fait asseoir devant une personne qui nous tend deux documents en Espagnol à signer. Le traducteur nous couillon firme l’accord que nous devons signer. Une personne dans la porte derrière notre dos intervient en Espagnol et fait spécifier à l’interprète que j’ai bien compris que c’est 900 euros à verser pour Gaétan et 320 pour moi puisqu’ils ont gardé les 580 de ma sacoche. On me demande si j’ai l’argent…..oui mais elle est dans le camping car…. Je dis que je veux bien aller le chercher mais la personne dans le dos fait traduire que la secrétaire n’est pas là et que je devrais aller à la banque demain matin faire un versement sur le compte du juge. Ce numéro de compte me sera donné au commissariat. Avec les documents de versement de la banque je devrais revenir au tribunal pour qu’on me donne l’accord de récupérer mon véhicule auprès de la police du port qui détient les clefs. On nous donne un document à remettre au commissariat qui signale que nous sommes libres et on nous dit qu’il faut aller récupérer nos affaires. Plus de policiers, nous sommes libres……ouf mais ou est le commissariat? L’interprète sympa mais apparemment habitué nous emmène jusqu’à la sortie et nous explique la route à prendre car évidement nous n’avons pas un centime pour prendre le taxis…..pas de lacets……ce n’est pas à côté…. Au commissariat on nous rend nos affaires, on signe puis un des rares policiers sympa nous indique la route du port…..il pleut… Arrivés au port il faut retrouver le chemin du poste et là nous sommes accueillis par un policier qui ne parle pas Français et nous fait comprendre qu’il faut aller au commissariat…..je lui fais comprendre qu’il faut qu’il téléphone….et il comprends enfin qu’il doit nous accompagner pour récupérer l’argent à déposer le lendemain. Je lui demande par signe si l’on peut dormir dans le Camping-Car il me fait comprendre que non et me donne le nom d’un hôtel près du commissariat. Heureusement pour mes voyages je prévois toujours un problème et prends suffisamment d’argent…..J’aurais préféré une grosse panne… Nous avons retrouvé nos amis Philippe et Marie Claire (Caramel44) qui stationnaient auprès du port….Brigitte les avaient prévenus. La bière et les bons Gâteaux Marocains nous ont bien requinqués. Nous prenons un bon repas et dormons à l’hôtel.

Le lendemain parcours du combattant pour récupérer les clefs entre banque commissariat, tribunal et poste de police du port. Les clefs récupérées, nous nous sommes rendus au camping car avec un policier pas sympa du tout qui nous a fait ressortir du port pour repasser par la billetterie, la douane, la police. Bizarre, sur le parking d’attente plus de vendeuses, pas d’immigrés sauf dehors près des grillages….un car de police à l’entrée du parking….Par contre coup de fil de Marie-Claire qui nous dit de faire attention car 5 ou 6 migrants sont en train d’essayer de monter dans les camions entre la douane et la police sur le parking d’attente d’embarquement clôturé, grillagé…..ils passent par un trou une grande barre métallique étant probablement dessoudée ou coupée. Pas de police, elle est au contrôle 50 m plus loin juste avant l’embarquement… Nous avons pris des photos de tout cela Arrivé au contrôle, les policiers pas sympa qui m’ont rendu les clefs sont de faction., Je leur signale que des migrants sont sur le parking d’attente….le chef hausse les épaules et me demande de contrôler le Camping-car…..Je lui ai ouvert la porte, levé le lit et lorsque j’ai voulu ouvrir la porte de la salle de bain il a fait non en souriant…… Gaétan a surmonté ces épreuves avec beaucoup de courage. Depuis, ses nuits sont agitées et chaque fin de nuit voient arriver de douloureuses migraines qu’il ne connaissait plus depuis quelques temps. Cette maltraitance gratuite envers une personne faible ne fait pas honneur à la police et la justice Espagnole.

Ce résumé de notre triste aventure n’a pour but que prévenir mes amis campings-caristes qui passent les frontières et surtout celle de Ceuta des problèmes qu’ils pourraient rencontrer en étant pas super vigilants…..En effet, il semble que ce racket d’état est organisé pour qu’un maximum de personnes soient prises en flagrant délit et paient pour être libres. Lorsqu’on m’a rendu mes affaires tout était en ordre sauf…….Mon porte feuille. tous mes papiers étaient rangés sauf ma carte du Ministère de la Justice Française. Je connais plusieurs amis campings caristes qui comme moi étaient magistrats civils aux prud’hommes ou au tribunal de commerce……Les amis cachez vos cartes car je pense que le supplément d’humiliations subies était lié à ce fait car tout se sait dans un commissariat….. Ce furent de mauvaises journées et le comble est qu’au retour en France nous avons éclaté de la roue arrière droite du Camping car sur l’autoroute juste avant Bayonne!!!!!!! Quel bonheur de retrouver les siens, sa maison, son lit douillet…….Malgré tout il en reste des séquelles physiques maux de gorges, bronchite, rhum, douleurs articulaires……mais ce qui sera le plus long à passer ce sont les séquelles morales dues à une condamnation injustifiée et aux mauvais traitements subits. Heureusement Gaétan ne s’est pas bloqué et en parle…..Par contre il fait de grosses migraines chaque fin de nuit

A bientôt… Amitiés

Jean-Claude, Brigitte et Gaétan  »

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