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Cinq fonctionnaires au ministère de la Jeunesse et des Sports accusent un délégué régional du département de harcèlement sexuel, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jour. Les présumées victimes expliquent avoir des enregistrements vocaux et des sms prouvant avoir reçus des messages « incitant à la débauche » de la part de l’accusé.

De son côté, la section syndicale du Mouvement Populaire auquel appartient le délégué régional affirme qu’il s’agit d’un règlement de compte. Fatima Lamrabet, Secrétaire Nationale de la fédération populaire du secteur de la jeunesse et des sports, a précisé au quotidien Assabah, que « l’expression « je t’adore » envoyée à l’une des fonctionnaires, ne relève pas du harcèlement sexuel ».

Fatima Lamrabet a également indiqué que le délégué en question a été victime d’une accusation similaire il y a deux ans par l’une des plaignantes. Après cette affaire, cette dernière avait décidé de partir au Canada pour poursuivre ses études. Dès son retour, le responsable l’avait déférée devant le comité disciplinaire pour non justification de son départ. « C’est ce qui a poussé la fonctionnaire en question à faire ce coup monté, en faisant croire qu’il s’agit cette fois-ci d’un harcèlement sexuel collectif avec ses quatre collègues », estime la responsable syndicale.

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