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Un site rupestre marocain candidat à l’inscription au Registre de la Mémoire du monde (UNESCO)

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Quatorze experts du Comité consultatif international (CCI) se réuniront du 22 au 25 mai à Manchester (Royaume-Uni), pour départager plus de 80 remarquables collections et documents d’archives de toutes les régions de la planète candidats à l’inscription au Registre de la Mémoire du monde, selon l’UNESCO.

Les nouvelles inscriptions seront soumises à la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova pour approbation avant leur ajout aux 193 collections et documents figurant déjà sur le Registre de la Mémoire du monde, ajoute-t-on.

Le Site Rupestre de Foum Chenna, le seul au Maroc qui a livré le plus grand nombre d’inscriptions libyques, a été soumis en mars 2010 à l’inscription au Registre Mémoire du Monde par le ministère de la Culture, l’Institut royal de la Culture amazigh (IRCAM) et l’Association marocaine d’Art Rupestre (AMAR).

L’écriture amazighe, dite libyco-berbère, fait souvent partie du contexte de l’art rupestre. Dans beaucoup de sites, elle est associée aux autres représentations peintes sur les parois des abris ou gravées sur les dalles de plein air, lit-on dans la fiche de candidature.

Le site est représentatif de l’écriture ancienne des amazighs. Il est en mesure de résoudre la problématique du début de l’écriture amazighe au Maroc, plus largement dans le nord du continent. Au plan historique, archéologique et anthropologique, l’importance de cette proposition est capitale, affirme-t-on.

Une moisson d’un peu plus de 410 caractères y a été, effectivement répertoriée à ce jour. La plupart de ces inscriptions sont associées, sur le même support, à d’autres sujets avec lesquels elles formeraient des séquences sémantiques homogènes.

L’orientation verticale de bas en haut domine largement conférant ainsi à ces inscriptions une part d’ancienneté non négligeable. L’analyse de l’alphabet utilisé dont la constitution graphique est estimée à 36 caractères laisse apparaître une influence saharienne inhérente à l’utilisation fréquente de caractères à base de points substituant des caractères à base de traits.

Les cavaliers dominent sensiblement l’ensemble des figurations du site auxquels s’ajoute également un nombre non moins important de représentations de chevaux non montés.

La fréquence de ce thème souvent réalisé dans des postures et des détails proches de la réalité en dépit du schématisme extrême du style, affecte au site un âge ante quem relatif à l’introduction du cheval en Afrique du Nord qui remonterait au début de la deuxième moitié du deuxième millénaire avant l’Ere chrétienne, estime-t-on.

Les dromadaires sont également bien plus représentés au site de Foum Chenna dans la même technique et dans la même patine que pour les chevaux et les cavaliers. La figuration du dromadaire indique un terminus post quem qui ne dépasserait guère les premiers siècles de l’Ere chrétienne pour la datation relative de la station rupestre, ajoute-on.

Selon la même source, le corpus des écritures de Foum Chenna est en parfait état physique sur des supports rocheux, mais il est menacé par les éléments naturels et par le pillage et trafic illicite, bien que des mesures de conservations soient en cours.

MAP__________________________

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