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Sur invitation du roi Mohammed VI, la ville de Marrakech s’apprête à accueillir au cours de la troisième semaine du mois de mars prochain. Un sommet comme le royaume n’en a pas abrité depuis de longues années et qui le fait renouer avec une tradition en le mettant sous les projecteurs de l’actualité arabe, d’autant plus que l’organisation de la Ligue Arabe est en retrait sur la scène internationale, laissant le soin aux puissances occidentales de prendre différentes initiatives.
Qu’il s’agisse du conflit en Syrie, celui du Yémen ou encore la situation en Libye, ce sont les États-Unis en tête, la France et d’autres encore qui semblent mener depuis longtemps le ballet diplomatique pour résoudre ces crises; confinant les états arabes dans un rôle de spectateurs passif et résigné comme s’il avaient renoncé à toute initiative pour la chaise vide.
Le sommet de Marrakech, qui intervient au moment où la communauté internationale ne parvient toujours pas à gagner sa guerre contre « Daech » et au moment où l’Arabie saoudite s’apprête à déployer ses forces terrestres en Syrie, il est possible que Ryad en appelle à l’implication d’autres pays arabes pour régler ce conflit comme elle l’a fait pour le Yémen et prendre la tête d’une nouvelle coalition avec l’objectif de chasser Bachar El Assad du pouvoir et instaurer la paix dans ce pays.
Enfin, il est utile de signaler que le sommet de Marrakech se déroulera sur fond de préparatifs par la France d’une conférence internationale pour relancer le processus de paix au Proche-Orient avec cet ultimatum adressé : si l’état hébreu ne s’implique pas pour des avancées notables, Paris reconnaitra officiellement la Palestine en tant qu’état à part entière.
Par Jalil Nouri

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