Une épidémie nommée diabète : Deux millions et demi de malades...

Une épidémie nommée diabète : Deux millions et demi de malades dans notre pays

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Toutes les 10 secondes, une personne meurt du diabète dans le monde. Durant ces 10 secondes, deux personnes développent le diabète. Au Maroc, plus de 2 millions et demi  d’adultes ayant plus de 30 ans sont diabétiques et la plupart d’entre eux sont des non-insulino-dépendants, le type de diabète le plus fréquent au Maroc, selon les dernières statistiques du ministère de la Santé. Au Maroc, les personnes atteintes du type 2  comptent plus de 2 millions d’adultes de plus de 30 ans. Selon les statistiques du ministère de la Santé, datées de 2000, 6,6% de la population marocaine sont atteints de diabète (contre 2,26% en 1976). Ce chiffre a ainsi triplé en 25 ans. Ils sont 9% a été être touchés dans le périmètre urbain et 4,4% dans le rural. Les deux sexes sont à égalité: 6,6%. Cette prévalence du diabète est encore appelée à augmenter du fait du vieillissement et du mode de vie actuel des Marocains. Une évolution plus dangereuse dans la tranche d’âge des 20 à 79 ans. Au niveau mondial, plus de 230 millions de personnes, contre 163 millions en 2000, en souffrent. En 2030, l’OMS prévoit près de 339 millions de cas. Le diabète devient une  » véritable épidémie au Maroc » en touchant 6,6% de la population âgée de plus de 20 ans. La moitié de ces personnes ne savent pas qu’elles sont diabétiques.

 

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de cette maladie, dont le mode de vie, un régime alimentaire déséquilibré, une politique sanitaire insuffisante, la sédentarité, l’urbanisation, le surpoids, , l’alimentation…

Au Maroc, le diabète court, court et prend l’allure d’une épidémie.

En effet, une enquête nationale menée par le ministère de la Santé sur les facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires en 2000 a révélé une prévalence de 6,6% de diabétiques, chez les personnes âgées de 20 ans et plus. Parmi ces personnes, 50% ignoraient leur atteinte par le diabète. Cette prévalence atteint 8,7% chez les personnes âgées de plus de 30 ans et 11,5% chez les plus 40 ans. En milieu urbain, le diabète est plus fréquent qu’en milieu rural (9% contre 4,4%). Au total, on compte actuellement plus de 2,5 millions de personnes qui souffrent de diabète parmi lesquelles 120.000 sont insulinothérapies dont environ 10.000 enfants.

Etre diabétique sans même le  savoir
Que disent les statistiques? La maladie est-elle si courante? Une étude considérée comme très fiable du ministère de la Santé, établie il y a deux ans, révèle que 8 % des Marocains souffrent du diabète. Soit 2 millions et demi de personnes pour une population de 30 millions d’habitants. Cette étude indique aussi que nos voisins du Maghreb connaissent le même taux de maladie. Autre élément, il y a moins de diabète à la campagne qu’en ville et le Maroc en souffre moins que l’Afrique noire. Ajoutons que l’Organisation mondiale de la Santé considère que le diabète est une épidémie qui touche 200 millions de personnes dans le monde. Devant cette progression, le Maroc a défini la lutte contre le diabète comme une priorité, mais  malheureusement nous ne sommes  encore qu’au début de cette lutte.

L’importance d’axer les efforts tant sur la prévention contre le diabète que sur le dépistage, ainsi que sur les moyens de sensibilisation, tout en adoptant  les fondamentaux d’un mode de vie saine,  tels que recommandés par l’Organisation mondiale de la santé  est une exigence qui n’est plus à démontrer.
En outre, la stratégie nationale de prise en charge du diabète  peut être la cause d’autres maladies telle que l’insuffisance rénale. Le plus compliqué aujourd’hui est que le diabète continue d’être une maladie mal connue de l’ensemble de la population.

Le diabète sucré est un véritable problème de santé publique car il constitue non seulement une maladie chronique grave, mais en plus, ses complications nombreuses et dévastatrices (cécité, insuffisance rénale, maladies cardiaques) grèvent les budgets tant des patients que de la société.
D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, des travaux de recherche récents ont révélé qu’il y aurait  250 millions de personnes atteintes de diabète dans le monde et ce chiffre promet  une augmentation qui va être de l’ordre de 45% dans les pays développés, et approchera les 200% dans les pays en développement en raison du vieillissement de la population, des mauvaises habitudes alimentaires, de l’obésité et d’un mode de vie sédentaire. Une logique où les dépenses de santé, représentant en général entre 5% et 10% du PIB, risquent de flamber.

En effet, on estime aujourd’hui le nombre de diabétiques à  250 millions de personnes de par le monde,  ce chiffre atteindra  plus de 300 millions en 2025. Au Maroc plus de deux millions  et demi de personnes sont déjà touchées et ce chiffre ne cesse d’augmenter.

Le diabète se caractérise par la présence de sucre (glucose) dans le sang à un taux trop élevé qui devient toxique. Le glucose provient soit d’un apport alimentaire (après un repas) soit d’une production par le foie. Il se trouve dans les vaisseaux sanguins pour être transporté vers les tissus qui vont l’utiliser (les muscles ou le cerveau principalement) ou le stocker (le foie, les graisses ou les muscles). Pour quitter le sang et gagner ces sites d’utilisation ou de stockage, l’intervention d’une hormone très importante est nécessaire : c’est l’insuline, fabriquée par le pancréas.

Le diabète est causé soit par une production insuffisante d’insuline (diabète de type 1 ou secondaire à une pancréatite) ou par son inefficacité – on parle de ‘résistance à l’insuline’ favorisée par la sédentarité, le surpoids, certains médicaments. Ce phénomène d’insulino-résistance est la cause de 90% des diabètes (diabète de type 2).

Le diabète est une maladie grave qui, en l’absence de traitement approprié, peut être à l’origine de très graves complications : problèmes de vue, insuffisance rénale, problèmes au niveau des pieds pouvant conduire à des amputations, problèmes cardiaques, etc…

Le diabète de type 1 apparaît généralement pendant l’enfance. Il est dû à la destruction des cellules du pancréas par une réaction auto-immune. Le traitement de ce type de diabète, connu également sous le nom de « diabète insulino-dépendant », consiste en des injections régulières d’insuline.

Le diabète de type 2 et l’insulino- résistance, appelé aussi diabète non insulino-dépendant, diabète gras, ou diabète de la maturité, le diabète de type 2 ne concernait auparavant que les personnes âgées.

Or, de plus en plus, les cas se multiplient dans toutes les tranches d’âge et cette maladie est à présent diagnostiquée chez des personnes jeunes, voire même des enfants.
Cette véritable « épidémie » de diabète est liée au fort développement des mauvais comportements alimentaires et de l’obésité. Le phénomène est observé aussi bien dans les pays développés où l’on parle de « diabésité » que dans les pays en développement.

Le diabète de type 2 résulte du phénomène d’insulino-résistance : les cellules cibles de l’organisme, qui permettent de stocker le sucre et de le retirer du sang (tissus graisseux, foie et muscles) deviennent moins sensibles à l’insuline. Pour une même quantité de sucre circulant , le pancréas est donc plus sollicité que chez les personnes normales. Cet organe ne peut durablement faire face aux besoins accrus de l’organisme en insuline liés à ce phénomène d’insulino-résistance.

Le diabète de type 2 survient chez des personnes qui ont tendance à l’embonpoint et relativement sédentaires. Ses manifestations à proprement parler sont souvent peu visibles voire même parfois silencieuses. On peut très bien ainsi être diabétique de type 2 sans le savoir. Mais il est capital d’établir le diagnostic au plus tôt afin de maîtriser l’évolution de la maladie.

Il faut bien comprendre qu’il n’existe pas de traitement antidiabétique figé dans le temps. Le traitement doit donc être adapté à chaque cas particulier, et doit surtout être adapté au fil du temps, en fonction de l’évolution de la réponse du malade. Il apparaît donc nécessaire de faire un bilan tous les 6 mois chez le médecin généraliste, l’endocrinologue ou le diabétologue, afin d’ajuster au mieux les traitements.

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