PARTAGER

Les services de la police judiciaire ont arrêté, vendredi 4 septembre, à Salé, une jeune étudiante qui a escroqué un Saoudien. Elle l’a en effet délesté de 360.000 dirhams, montant qu’il croyait destiné à financer le projet d’une ferme d’élevage de volailles.

L’amour rend aveugle et… généreux! C’est en tout cas ce que l’on peut conclure de cette histoire publiée sur Assabah dans son édition du 7 septembre. Une jeune étudiante en master paie en ce moment le prix fort d’une arnaque après s’être fait arrêter, vendredi 4 septembre, pour escroquerie et chantage à l’encontre d’un Saoudien qu’elle a spolié de 360.000 dirhams.

La rencontre entre les deux individus a d’abord été virtuelle. La jeune femme a établi le contact avec sa proie via un réseau social et, au fil des discussions, elle lui a proposé de monter un projet d’élevage de volailles dans une ferme située entre Kénitra et Salé. Un projet destiné à plumer son interlocuteur qui lui enverra la somme de 360.000 dirhams.

Sentant qu’il y avait anguille sous roche, l’homme a décidé de venir au Maroc pour s’enquérir du projet en question et s’assurer que tout se passait bien. C’est alors qu’il a découvert la supercherie. Il portera donc plainte auprès du parquet général de la ville de Salé et demandera l’ouverture d’une enquête.

La police ne tardera pas à découvrir que l’arnaqueuse menait la dolce vita. Elle avait dépensé une bonne partie de la somme reçue en voyages luxueux et dans l’achat d’une voiture. En âme charitable, elle aurait également donné de l’argent à sa famille. L’investisseur saoudien a déclaré qu’il pourrait retirer sa plainte à condition qu’elle lui restitue ce qui lui restait de l’argent.

La jeune femme a d’abord nié les accusations portées contre elle, mais a fini par passer aux aveux lorsque la police lui a montré tous les documents attestant qu’elle avait effectivement reçu de l’argent.  Elle a été placée en garde à vue pendant 72 heures pour complément d’enquête.

Cette affaire n’est pas la première du genre au Maroc, selon le journal arabophone. Récemment, une jeune casablancaise aurait subtilisé la somme de 270.000 dirhams à un Saoudien dont elle avait fait la connaissance sur un tchat et auquel elle avait promis le mariage. Seulement, en venant au Maroc, il s’est vite rendu compte que la fille ne ressemblait en rien aux photos qu’elle lui avait envoyées sur Facebook…

Source : Le360

Commentaires