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Toute la ville de Meknès est en émoi depuis samedi dernier et avec elle tout le pays après la mort d’une fille, Hiba, âgée de 10 ans et inscrite dans une école publique, qui aurait reçu une gifle de la part de son enseignante pour ne pas avoir appris sa leçon. Un drame inacceptable et condamnable qui montre , une fois de plus, la dégradation de l’enseignement public.
La jeune écolière qui a été violentée en plein cours a eu un malaise en rentrant chez ses parents avec un œdème qui lui a causé de graves maux de tête toute la nuit avant d’être conduite vers un médecin qui n’a pas jugé bon de l’hospitaliser. A son retour au domicile familial , Hiba devait décéder, sans que l’on sache à ce jour la part de responsabilité de l’enseignante dans sa mort et qui continue à se défendre de l’avoir frappée, soutenue en cela, par l’académie régionale.
L’école « Al Azhar » du quartier « Sidi Amar » où Hiba poursuivait sa scolarité n’était pas connue dans le passé pour compter dans ses rangs des enseignants ayant recours à la violence pour punir les élèves d’où la vague d’incompréhension de la population qui réclame l’ouverture d’une enquête approfondie pour que leurs enfants n’aient jamais à vivre une telle tragédie à cause de châtiments corporels.

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