Une nouvelle aide providentielle pour la Grèce

Une nouvelle aide providentielle pour la Grèce

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Ce nouveau plan massif d’assistance européenne devrait permettre de réduire l’endettement grec de 160% aujourd’hui à 120,5% d’ici à 2020. Le premier volet de ce plan prévoit le versement de 130 milliards d’euros sous forme de prêts, essentiellement de la part des principaux bailleurs de fonds de la Grèce, et surtout les institutions européennes car pour le moment le Fonds monétaire international semble encore incertain.

Les Européens demandent « une contribution significative ». Le conseil d’administration du FMI donnera sa réponse au cours de la deuxième semaine de mars. Les premiers chiffres avancés> par le FMI tournent autour de 13 milliards d’euros, soit 10% des nouveaux prêts accordés à Athènes. Une somme beaucoup moins importante que celle apportée par le FMI au premier plan de sauvetage. L’institution de Washington avait alors apporté une contribution à hauteur de 27%, soit 30 milliards d’euros.

Restructuration de la dette

Le second volet de ce nouveau plan d’aide porte sur un effacement de la dette de la Grèce détenue par ses créanciers privés, banques et fonds d’investissement. Ils doivent accepter 53,3% de décote de leurs créances, soit un effort accru par rapport à l’objectif initial qui était de 50%. Cela devrait permettre de réduire un effacement partiel de la dette d’Athènes à hauteur de 107 milliards d’euros. Un record dans l’histoire économique mondiale.

La Grèce s’est déclarée « satisfaite » par un tel accord. Grâce à ce plan, elle va pouvoir rembourser un prêt de 14,5 milliards d’euros qui arrive à échéance le 20 mars prochain et éviter un défaut de paiement. Mais en contrepartie de ce nouveau plan d’aide, Athènes sera soumise à une surveillance renforcée des experts de la troïka. Et la présence de la Commission européenne sera permanente. La zone euro a également décidé la mise en place d’un compte pour les 130 milliards d’euros, destiné à mieux contrôler les remboursements de la dette.

Sans aller aussi loin que le ministre des Finances des Pays-Bas qui s’est prononcé en faveur « d’une mise sous tutelle de la Grèce », le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn a demandé « un renforcement de la surveillance d’Athènes ». De son côté, le ministre français de l’Economie a temporisé. « Un monitoring, un accompagnement, des conseils, un suivi, mais une tutelle en aucune façon », a ainsi précisé François Baroin.

Un accord qui a également exigé en contrepartie un nouveau plan d’économie pour Athènes qui va entrainer une nouvelle baisse du salaire minimum de 22% et des coupes dans les retraites. Sans compter les nouvelles réductions de trois milliards et demi sur le budget 2012.

Un plan de désendettement qui risque également de prolonger l’austérité et de ralentir la croissance. Bon nombre d’économistes regrettent, en effet, qu’il ne soit tourné que vers la rigueur budgétaire et non vers la relance de la croissance, dans un pays qui risque, aux yeux de beaucoup de « mourir guéri ». Selon les derniers chiffres publiés par Banque centrale grecque, le pays poursuit sa plongée dans la récession, avec un recul du produit intérieur brut de 7% en 2012.

 

 

 

rfi.fr_______________

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