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Il aura fallu plusieurs jours avant que l’on connaisse les raisons réelles de cet événement unique dans l’histoire du pays et de la police nationale: une manifestation en uniforme et sur la place publique face à la préfecture de police de Tanger, à la veille au soir de la fête d’Aid El Adha.

Des agents et des officiers se sont retrouvés pour crier leurs revendications et demander le respect de leurs droits en appelant à une intervention directe du patron de la police nationale, Abdelatif Hammouchi, qui a commencé par répondre en envoyant une commission d’enquête dans la ville du Détroit. Les protestataires, venus d’autres villes pour renforcer le dispositif sécuritaire en raison de la présence du roi et croyant que leur mission était terminée après son départ, voulaient tout simplement rejoindre leurs familles pour célébrer la fête. Or ce qu’ils ne savaient pas, c’est que le roi allait revenir deux jours plus tard dans la ville et que le dispositif devait donc rester en place, sauf que les policiers n’en n’avaient pas été informés et sont sortis réclamer leur droit à rejoindre leurs familles le soir même.

Le règlement interdisant formellement aux policiers armés d’observer des grèves, de se syndiquer et de participer à des manifestations ou toute autre forme de protestation, il est facile d’imaginer que des sanctions vont pleuvoir pouvant conduire au licenciement de plusieurs dizaines d’agents relevant de la sûreté nationale.

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