Une trentaine de couples issus des tribus de la région d’Imilchil (province...

Une trentaine de couples issus des tribus de la région d’Imilchil (province de Midelt) ont conclu, jeudi près du Saint Sidi Mhamed O’lmaghni, leur mariage, lors d’une cérémonie collective, célébrée dans le cadre du Moussem des fiançailles d’Imilchil.

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Parés de leurs plus beaux costumes authentiques faits dans la pure tradition amazighe, les mariés se sont présentés à tour de rôle devant les « Adouls » afin d’officialiser leur union et faire perdurer, par la même, une tradition séculaire.

Venue nombreuse, la foule dont des fidèles de plusieurs nationalités, vibrait aux rythmes des troupes populaires d’Ahidous des Aît Hdiddou qui chantaient en chÂœur tous les chants des mariages traditionnels amazighes.

Situé à une vingtaine de kilomètres de la ville d’Imilchil, le site du Moussem, un grand souk traditionnel, connaissait une activité économique intense avec en particulier des marchés d’ovin et de camelins.

Le site du Moussem, « Laydoud » comme l’appellent les locaux, comprend également une exposition des produits de terroir, organisée à l’initiative de l’Office régional de mise en valeur agricole du Tafilalet (ORMVAT) et du tissu associatif de la région.

En marge du Moussem, l’association ADRAR organise plusieurs activités socioculturelles, dont une table ronde sur « le rôle des associations et des coopératives dans le développement durable ».
« Tous les efforts doivent être déployés afin de pérenniser ce Moussem de fiançailles qui doit s’ériger désormais en un rendez-vous où tous les acteurs de développement dans la région doivent mettre en synergie leurs plans d’actions », a déclaré le président de l’association ADRAR, Hrou Aboucharif.

A l’origine de cette fête populaire, une légende des plus romantiques selon laquelle un jeune homme de la tribu Ait Ibrahim aurait succombé au charme d’une jeune femme des Ait Azza. Les rivalités entre les deux tribus auraient entravé l’aboutissement de cette union. Leur amour fut condamné à l’échec.

Devant l’intransigeance des parents des deux parties, le jeune couple pleurait séparément son affliction. De chaque côté, les larmes avaient formé un lac, donnant naissance ainsi aux deux célèbres lacs jumeaux « Isli » et « Tislit ».

Le programme prévoit également pour cette journée une soirée musicale qui sera animée par des troupes populaires de la région, dans le cadre du festival de « Musique des cimes », initié par le Centre Tarek Ibn Zyad.

MAP

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