Une vingtaine de produits de terroir « potentiels » répertoriés dans la région Fès-Boulemane

Une vingtaine de produits de terroir « potentiels » répertoriés dans la région Fès-Boulemane

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Cette étude, lancée par la direction régionale de l’agriculture, a ainsi permis d’identifier au total « 22 produits émergents, selon des différenciations pédoclimatiques, socio-culturelles et géographiques de la région ».

La distribution géographique de ces produits a démontré une forte concentration à Boulemane, qui regorge de pas moins de douze produits de terroir « potentiels », allant des olives de Outat El Haj aux plantes aromatiques et médicinales, en passant par l’oignon de Guigou, la pastèque de Meslegh, les truffes et les pommes de Tafajjight.

La variété de produits authentiques identifiés dans les zones rurales de Boulemane englobe aussi l’olive de Skoura, les pommes de terre de Guigou, l’agneau Béni Guil, l’agneau Timahdit et le pêcher de Missour.

Vient ensuite la région de Sefrou, dans laquelle l’étude a répertorié six produits pouvant faire l’objet de labellisation ou de catégorisation parmi les produits de terroir. Il s’agit de l’olive Azzaba, les endives d’Imouzzer, le cerisier, la tomate Zgan, le safran et le miel du buplèvre (zandaz), du romarin (azir), du jujubier (sadra) et du thym et origan (zaatar).

Dans les zones agricoles de Fès-Moulay Yaacoub, l’étude a pu relever quatre autres produits phares portant sur la câpre de Moulay Yaacoub, la figue chaâri, l’olive l’mta et la menthe de sebou.

En gros, l’étude conclut que ces produits locaux, qui peuvent évoluer vers des produits sujets d’une labellisation ultérieure, ont « des niveaux d’avancement qui nécessitent une prioritisation selon la masse de production et la distribution géographique ».

La valorisation des produits de terroir devra connaître un bel essor dans les années à venir, dans la mesure où elle constitue une composante du pilier II (accompagnement solidaire de la petite agriculture) du plan agricole régional (PAR), déclinaison locale du Plan Maroc vert.

Pour sa mise en oeuvre, le PAR mobilisera, à l’horizon 2020, un montant de 10,6 milliards de DH pour la réalisation de 108 projets (55 dans la production animalière et 53 dans la production végétale), rappelle-t-on.

Au total, le PAR a retenu les filières végétales de l’olivier, des rosacées, du câprier, des céréales, des légumineuses, des légumes et des plantes médicinales, et celles animalières du lait, des viandes rouges et blanches et du miel.

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