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Plus un jour ne passe ces dernières semaines sans que ne soient rapportés ici et là des actes de désespoir de citoyens qui s’immolent sur la voie publique, devenant des torches humaines, les conduisant à la mort pour certains d’entre eux. Si dans la plupart des cas, la cause de cet acte revient à des problèmes d’ordre social mal gérés par les autorités locales dans leur chasse aux vendeurs ambulants, il arrive que ce soit pour un motif sentimental tel ce drame d’un chauffeur de taxi qui a mis le feu à son corps aujourd’hui même dans la ville de Tanger après avoir été abandonnée par celle qu’il voulait épouser.
Ces immolations qui s’inspirent toutes de celle du jeune tunisien « Bouazizi », à l’origine de la révolution tunisienne de 2011, après qu’il ait été mal traité par une représentante de l’autorité pour avoir voulu vendre sa marchandise sur la chaussée, ont tendance à se répéter dans les ville marocaines, les caïds et leurs subalternes menant actuellement une guerre aux vendeurs ambulants.
Des cas d’injustice sont également à noter dans cette longue suite de gestes de désespoir comme récemment celui d’un homme dans l’enceinte du tribunal à Agadir après s’être senti lésé par un jugement le concernant.
Mais le cas le plus emblématique reste celui de la semaine dernière près de Kénitra qui a enflammé les réseaux sociaux, après le décès suite également à l’immolation d’une pauvre vendeuse de crêpes traditionnelles, une certaine « Mmi Fatiha » , devenue depuis une légende au sein de l’opinion publique.

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