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Jerada sera déclarée ville morte demain par un mouvement de contestation qui s’organise de jour en jour annonçant une mobilisation de longue durée pour changer la physionomie d’une région minière  déshérite et oubliée à la fois par les autorités et par ses élus qui n’ont pas prévu son embrasement.  Tardivement une délégation composée de hauts cadres du ministère de l’intérieur pour constater sur place d’éventuels manquements dans la marche des projets de développement alors que la population vivant exclusivement de l’extraction clandestine du charbon continue de se soulever contre le désintérêt des pouvoirs publics en ce qui concerne leur situation devenue invivable depuis la fermeture officielle des mines en l’an 2000.

Encore une fois, ce n’est qu’après la mort accidentelle de deux frères, pères de famille qui s’étaient aventurés comme ils en ont l’habitude dans un souterrain dans lequel ils ont été emportés par les eaux des pluies, que les dossiers du développement et du désenclavement de la ville minière de Jerada sont ouverts timidement aujourd’hui après le drame quia suscité un vif émoi au sein de l’opinion publique. Les familles endeuillées demandent plus qu’une réparation morale ou matérielle devant une province qui leur a promis des logements. Elles en appellent au roi pour intervenir en leur faveur et pour qu’il sanctionne les responsables de la région coupable du manquement et du laisser aller  et exigent un calendrier de réalisation des projets urgents de développement pour mettre fin au chômage et à la pauvreté.

Tous ces responsables tremblent dans la crainte d’être emportés par la vague déferlante qui sévit actuellement dans la fonction publique et qui a touché même des ministres limogés par le souverain.

 

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc;com

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