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Hind Al Achchabi, Karim Mohsine Bennani lors de la naissance de leur première fille
Les craintes qui planaient tout le long du procès de la femme d’affaires, Hind Al Achchabi, poursuivie pour adultère, se sont avérées justifiées avec son aboutissement sur une condamnation à trois années de prison en première instance tout comme son époux marocain , Mouhssine Karim Bennani, un homme d’affaires réputé comme elle, qui écope de la même peine.
Les deux époux continueront donc à rester en prison après avoir vu leur demande de liberté provisoire rejetée à plusieurs reprises. Ce rejet ainsi que plusieurs zones d’ombres et le refus du juge d’accéder aux demandes des défenses du couple pour aider à prouver leur innocence, ont donné la nette impression aux familles, aux observateurs et aux médias que le procès avantagerait la partie plaignante. Et pour cause, l’ancien mari de Hind Al Achchabi à l’origine de la plainte , un diplomate koweïtien, a vu son ambassade à Rabat peser de tout son poids dans le cours de procès et brouiller les pistes en sortant des accusations non fondées qui n’ont pas empêché le juge de le prendre en compte malgré les dénégations de l’accusée.
Ce procès qui fera date dans l’histoire des jugements rendus dans ce type d’affaire pour l’extrême sévérité du verdict, mais également l’entêtement du magistrat à rejeter toutes les demandes de la défense pour apporter la lumière sur le fond de l’affaire, une affaire créée de toutes pièces dans un désir de vengeance du mari koweïtien dépité par sa séparation avec Hind Al Achchabi. Reste l’espoir d’une révision du procès en appel et la libération des deux époux, toujours emprisonnés malgré l’absence de preuves réelles.
Par Jalil Nouri

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