VERS UN REMANIEMENT MINISTÉRIEL ?

VERS UN REMANIEMENT MINISTÉRIEL ?

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Dans son programme énoncé et décliné avant son élection, Chabat s’était déclaré pour une remise à plat de cette participation et ce, pour trois raisons: la faiblesse de cette présence au niveau du rendement des ministres istiqlaliens, une sous-représentativité du parti en termes de porte-feuilles, ainsi que l’insuffisance du nombre de femmes au sein du gouvernement.

Au lendemain de son élection et lors d’une interview, Chabat est revenu à la charge  pour préciser que cette question faisait partie de ses priorités et qu’il en débattra très bientôt avec le premier ministre . De là à croire que la coalition risque de voler en éclat, il y a un pas que personne ne voudrait franchir pour arriver à cette situation jusqu’au boutiste qui déclencherait un véritable tsunami politique. Le leader istiqlalien en est conscient et c’est justement pour cette raison qu’il voudrait faire monter les enchères, brandir la menace d’un éclatement afin d’obtenir un maximum de concessions de la part du chef du gouvernement au profit de son parti. Celà lui permettrait d’augmenter la participation de ministres de son parti au sein du gouvernement, parmi eux probablement une ou deux femmes dont une certaine Yasmina Baddou qui s’est rangée du côté de Chabat au moment de son élection quitte à briser les liens sacrés avec son clan originel des El Fassi, tout en sortant du gouvernement deux ministres qui n’ont jamais été actifs au sein du parti à l’image du ministre délégué aux affaires étrangères Amrani et celui de l’énergie et des mines Diouri.

Cette redistribution des rôles ne saurait se faire sans l’assentiment des autres formations politiques qui participent au gouvernement. Or au sein de celles-ci, il existe également un problème de casting de certains ministres dont le rendement est jugé faible et qui voudraient bien renégocier leur participation au gouvernement en s’opposant à ce que l’Istiqlal s’empare de la part du lion tout en remettant sur la table, leurs divergences accumulées avec les ministres du PJD avec lesquels la cohabitation ne se passe pas toujours très bien.

C’est donc fort de sa nouvelle légitimité que le nouveau leader istiqlalien s’apprête à faire une entrée fracassante sur la scène politique et pour cela, il compte jouer désormais le premier rôle avec l’ambition affichée et déclarée de faire de son parti la première force politique du pays et devenir en filigrane un futur premier ministre potentiel pour les prochaines élections législatives qu’il tentera de précipiter.

Jalil Nouri pour actu-maroc.com _________

 

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