Vie Parlementaire, un bilan mitigé

Vie Parlementaire, un bilan mitigé

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Passons sur les élections très controversées des présidents des deux chambres, passons sur le bilan mitigé législatif de deux institutions qui reviennent cher à deux institutions qui reviennent cher à l’état, passons sur les passes d’armes douteuses qui ne font guère avancer le débat concernant des questions d’intérêt national encore plus cruciales. Une image prise récemment sur le vif au parlement fait le constat de cette désolation: une délégation de femmes d’ambassadeurs accrédités à Rabat est conviée à une séance de questions orales dans un parlement désespérément vide. Inutile d’insister sur les quolibets et remarques désobligeantes qui s’en sont suivis.
Passons également sur les turpitudes avérées ou fausses de certains députés de la nation aux prises avec les rouages de la justice pour des affaires guère honorables.
Entre un ministre qui refuse de répondre aux questions d’un groupe parlementaire démocratiquement élu, entre des conseillers rappelés à l’ordre par leur président et appelés pitoyablement à signer leur acte de présence lors des séances comme écoliers, entre les turpitudes de présidents de séances de questions orales ou de commissions  animées par les mêmes larrons en foire, notre vie parlementaire gagnerait en crédibilité et en aura en se référant à des systèmes similaires ailleurs. Sinon à quoi servent toutes ces visites de députés à l’étranger? Encore une question à revoir sur la base d’une évaluation chiffrée de tous ces échanges inutiles et placés sous le prétexte fallacieux de la défense de la cause nationale.
Voire. Le budget de l’état accordé à notre vie parlementaire dans le cadre de la loi de finances 2010 est colossal et encore plus abyssal si l’on y ajoute celui du futur conseil économique et social.
Pour ce premier constat sur notre système parlementaire, nous relèverons enfin cette opacité totale et le manque de communication flagrant nuisent encore plus et considérablement à l’image de nos deux chambres. Des pistes sérieuses et objectives sont à explorer, sans mesures coercitives, qui ne font que mettre dans le même sac bons et mauvais élèves.
Une bonne dose de bon sens, de responsabilité et de civisme, au-delà des différences socio-culturelles, pourrait si elle est bien inculquée à nos honorables représentants de la nation, se révéler bienfaitrice. Car il faut bien le dire, les retransmissions à la télévision faisant foi, l’image que nous donnent nos deux chambres n’est guère reluisante pour ne pas dire ridicule parfois.
Entre scénarios préfabriqués, jeux de rôles complices, invectives et échanges verbaux douteux, comportements enfantins et questions dérisoires sensées répondre aux graves questions et attentes de citoyens, est-ce là le tribut à payer pour un semblant de vie parlementaire?

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