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Recep Tayyip Erdogan, président de la Turquie, met en garde la Russie contre la violation de son espace aérien. L’ambassadeur russe à Ankara a été convoqué.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde la Russie qu’elle devra supporter les « conséquences si elle continue à agir de manière irresponsable ».

Le chef de l’Etat a critiqué la violation, vendredi, par un avion de combat russe de l’espace aérien turc, affirmant que la Russie devra faire face à des conséquences si elle continue de telles violations.

« Nous voyons cela comme un résultat des efforts de la Russie pour envenimer la crise dans la région », a ajouté le président turc avant son départ pour une tournée en Amérique latine, relevant que « cette question est également suivie de près par l’OTAN » dont la Turquie est membre.

« Si la Russie continue de violer la souveraineté de la Turquie, elle devra en subir les conséquences », a affirmé le chef de l’Etat, soulignant que « ces mesures irresponsables » prises par la Russie, telle que la violation de l’espace aérien turc, « ne présentent aucun avantage pour la paix mondiale ».

En outre, la Turquie est préoccupée par les frappes aériennes russes visant des civils près de sa frontière avec la Syrie, a-t-il réitéré, estimant qu’il est « évident que les opérations de la Russie dans la région n’ont aucun lien avec les efforts de lutte contre le terrorisme mais sont uniquement destinées à maintenir le régime d’Al Assad au pouvoir ».

Le ministère turc des Affaires étrangères a convoqué, vendredi, l’ambassadeur de Russie à Ankara pour lui faire part des protestations d’Ankara et de sa condamnation de ce nouvel incident en dépit des avertissements en anglais et en russe avant que l’appareil, un Soukhoï SU-34, n’ait violé l’espace aérien turc durant 20-25 secondes près de la province de Gaziantep (sud).

Les deux pays traversent leur pire crise diplomatique depuis la descente en flammes, le 24 novembre dernier, par l’aviation turque d’un bombardier russe ayant violé l’espace aérien turc, selon Ankara, ce que dément Moscou qui affirme qu’il a été touché à un kilomètre de la frontière turque.

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