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Ce sera malheureusement un des derniers souvenirs que garderont les
marocains de la campagne électorale avant de se rendre ce vendredi aux
urnes pour voter dans le cadre des élections communales et régionales
de cette année 2015.

Trois morts dans la ville de Fès, une décès à Tanger, un ministre
agressé à Kelâat Sraghna, une agression sanglante à Marrakech, le vol
des urnes au cours d’une attaque contre un bureau de vote dans la
province des Rhamna, des incidents violents à Casablanca la veille du
scrutin. Autant d’événements insupportables et inquiétants qui posent
la question de savoir si nous ne vivons pas au sein d’une société
violente surtout lors d’événements importants à chaque moment de notre
histoire. Ailleurs dans les démocraties qui se respectent, ce sont les
affiches des adversaires que l’on déchire tout au plus, ici c’est le
sang que l’on fait couler dans une campagne électorale au milieu de
mesures de sécurité inexistantes comme l’a vécu un parti qui a préféré
suspendre sa participation au processus électoral dans la ville d’Al
Hoceima.

Les doigts accusateurs ne peuvent être dirigés au bout du compte que
contre certains candidats qui achètent les services de hordes de
voyous pour intimider les adversaires.
Cette violence fait-elle partie de leurs gènes et de leur éducation?

Par Jalil Nouri

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