Violences sexuelles, Amnesty passe le Maghreb au rayon X

Violences sexuelles, Amnesty passe le Maghreb au rayon X

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Si au Maroc un violeur n’échappe plus à la justice en épousant sa victime, en Algérie et Tunisie c’est toujours le cas. Malgré ce petit pas, AI pointe du doigt le fait qu’au Maroc, la sévérité de la peine infligée change selon si sa victime était vierge ou pas.

Le mot viol dans la justice maghrébine n’a pas la même signification dans le droit international. En effet, pour le moment est qualifié de viol tout acte physique de violence. Les trois pays ne prennent donc pas en considération la violence des mots tel que le harcèlement, les insultes, les intimidations, etc.

Violences sexuelles et tabous

L’ONG met aussi la lumière sur un tabou qui a la vie dure : la violence conjugale. Au sein d’une famille, une femme violée n’ose pas porter plainte car il est encore très difficile de faire accuser son propre mari. Rappelons cependant l’histoire de l’homme qui avait violé sa femme en juin 2013 au Maroc. La Cour d’appel d’El Jadida l’a condamné à deux ans de prison. Un cas rare parmi de nombreux autres passés sous silence.

Enfin, Amnesty International donne une dernière revendication et pas des moindres, la reconnaissance du rapport sexuel hors mariage et homosexuel. Dans la plupart des cas où la victime n’est plus vierge ou homosexuelle, le viol passe inaperçu car il n’y a pas de plaintes déposées, de peur que la justice ne prenne pas en compte le dossier, ou même qu’elle se retourne contre la victime même…

Actu-maroc.com ________________________________________________________

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