PARTAGER

La scène s’est déroulée cette semaine à la deuxième chambre du parlement et mérite d’être contée. Le conseiller du PAM, Aziz Lebbar, un récidiviste qui avait mordu le chef de l’Istiqlal, Hamid Chabat, toujours au parlement, s’en est violemment et verbalement pris au ministre des finances, Mohammed Boussaid auquel il avait lancé avoir des preuves pour avoir détourné de l’argent du temps où ce dernier était wali de la région du Souss. Le premier n’avait aucune preuve et son histoire sortait de son imagination, croyant qu’il pourrait faire pression sur le ministre pour avoir des facilités au niveau du fisc avec lequel il se trouve en grande difficulté. C’est que le ministre, Boussaid, habituellement très calme a perdu tout son sang-froid pour se mettre dans une posture indigne de son rang. Prêt à se jeter sur le conseiller pour le prendre par le col de sa chemise, il n’ira pas jusque-là, mais il finira par le traiter de tous les noms d’oiseaux et à le menacer en ces termes que l’on peut traduire ainsi : « Tu peux me croire, je vais te massacrer et te montrer ce que tu n’as jamais vu, espère de… ». Fin d’un échange qui restera dans les annales parlementaires pour sa violence et les phrases échangées entre un ministre et un représentant de la nation dans une enceinte législative où le débat doit être autrement plus civilisé et le langage châtié. Il est loin le chemin à parcourir pour atteindre l’exemple et les standards des grandes démocraties.

Commentaires