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Alors que le président algérien Abdelaziz Bouteflika est absent de son pays pour des soins d’urgence à l’étranger, la capitale a renoué avec les violentes émeutes du passé, concentrées pour l’instant au niveau de la banlieue.

C’est la localité de Draria, connue pour abriter une grande population de déshérités qui a été le théâtre de très violents affrontements entre habitants et forces de police venus les déloger de leurs maisons promises par les autorités à leur démolition.

Devant le refus des concernés, les unités de la police envoyées en grand nombre sur place ont fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques, ce qui n’a rien arrangé. Bilan de cette évacuation brutale et non règlementaire, des dizaines de policiers blessés. Ce qui reste à craindre à présent est l’effet boule de neige dans un pays assis sur une poudrière en raison des difficultés économiques dont les premiers à souffrir demeurent les démunis qui souffrent le plus de la flambée des prix des produits de première nécessité alors qu’une crise du pain provoquée par la spéculation des boulangeries pourrait dégénérer à tout moment et plonger le pays dans des désordres incontrôlables dont le prix sera fort en lourdes conséquences.

Les caisses de l’état algérien étant vides en raison de la mévente du pétrole, il est difficile de prévoir comment ses responsables pourront tirer le pays de cette zone de turbulences.

Les événements de ce lundi 7 novembre sont une étincelle à prendre avec beaucoup de sérieux car le pire est à craindre.

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