Maison A la une VIOLS COLLECTIFS ET RÉPÉTÉS DE TRAVAILLEUSES MAROCAINES EN ESPAGNE

VIOLS COLLECTIFS ET RÉPÉTÉS DE TRAVAILLEUSES MAROCAINES EN ESPAGNE

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Avant la presse marocaine, les médias espagnols braquent leurs projecteurs sur le sort de dizaines de travailleuses marocaines saisonnières dans le secteur agricole. On les appelle les femmes-fraises, en référence à leur emploi dans la cueillette de ce fruit pendant plusieurs mois, chaque année, en vertu d’un accord signé entre les gouvernements espagnols et marocain. Avec un séjour bien encadré par la loi du travail temporaire chez le voisin,, ces femmes âgées de 18 à 45 ans, originaires de la région du Gharb, font vivre leurs familles grâce aux revenus tirés de ce travail saisonnier qui ne s’avère pas de tout repos sur le plan privé, une fois dans les dortoirs. Deux enquêtes simultanées,exclusives et bien documentées, ont montré qu’une partie de ces femmes, notamment les plus jeunes, subissaient, le soir venu, une véritable esclavage sexuel de la part des exploitants agricoles qui se serait conclu par des grossesses illégitimes dans le déni de leur droit. N’ayant pas osé alerter le consulat du Maroc de la région de Huelva où sont disséminées les champs par crainte de perdre leur seul moyen de subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles, les femmes ont gardé le silence sur leur sort et sur les sévices subis en groupe. Mais l’affaire de provoquer un tollé et une vague d’indignation en Espagne, qui a poussé le ministère marocain du travail à envoyer une commission en Espagne pour la tirer au clair et décider des mesures à prendre pour la défense des femmes-fraises.

Par Jalil Nouri

Actu-maroc.com

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