Visite surprise en Libye du chef de l’ONU Ban Ki-moon

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M. Ban n’avait pas effectué de visite en Libye durant les huit mois de conflit armé qui ont abouti à la chute du régime du colonel Mouammar Kadhafi, tué le 20 octobre. Il est arrivé en début d’après-midi dans la capitale libyenne, selon une source aéroportuaire.

Le chef de l’ONU, qui doit passer quelques heures à Tripoli, doit s’entretenir avec les dirigeants du Conseil national de transition (CNT) et des responsables de la société civile, a indiqué son porte-parole à l’ONU à New York.

Sa visite n’avait pas été annoncée pour des raisons de sécurité.

M. Ban se rendra ensuite au sommet du G20 à Cannes où le dossier libyen sera à l’ordre du jour.
Depuis la chute fin août aux mains des forces du CNT de la capitale Tripoli, avec la prise du QG de Mouammar Kadhafi, plusieurs responsables et dirigeants étrangers, notamment occidentaux, se sont succédé en Libye.

Le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron, dont les pays ont été les fers de lance de l’intervention militaire internationale en Libye, sont venus à Tripoli le 15 septembre.

Ils ont été suivis par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton le 18 octobre, deux jours avant la mort de Mouammar Kadhafi capturé vivant par les combattants du CNT dans sa région natale de Syrte puis tué en détention.

Les autorités du CNT ont proclamé le 23 octobre la « libération totale » du pays avec la mort du dictateur libyen et la chute de son dernier bastion de Syrte.

Le chef de l’Otan Anders Fogh Rasmussen a lui aussi effectué lundi une visite surprise à Tripoli au dernier jour de la mission aérienne de l’Alliance atlantique qui a joué un rôle majeur dans la chute du régime.

C’est sur la base des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui avaient imposé des sanctions contre le régime Kadhafi et autorisé des mesures pour protéger les civils, que l’Otan avait lancé son opération.

M. Rasmussen avait déclaré qu' »il revient désormais aux Nations unies d’être en première ligne dans l’assistance internationale aux nouvelles autorités libyennes ».

En septembre, le conseiller du secrétaire général de l’ONU, Ian Martin, en visite à Tripoli, avait estimé que l’un des enjeux-clés pour le nouveau pouvoir serait d’établir des forces de police et un système judiciaire garantissant l’ordre et la sécurité tout en respectant les droits de l’Homme.

La visite de M. Ban survient au surlendemain de l’élection par le CNT du technocrate Abdel Rahim al-Kib qui a été chargé de former un gouvernement intérimaire d’ici le 23 novembre avec la lourde tâche de désarmer le pays et de remettre l’économie sur pied.

Ce gouvernement aura principalement pour mission de préparer des élections constituantes dans un délai de huit mois maximum, suivies d’élections générales un an après au plus tard.

AFP___________________

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