VOILA POURQUOI LE MINISTRE BENABDELLAH DOIT DÉMISSIONNER

VOILA POURQUOI LE MINISTRE BENABDELLAH DOIT DÉMISSIONNER

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Car bien avant ce dernier drame, le ministre avait déclaré devant la chambre des conseillers au parlement, à l’occasion d’un débat sur l’affaissement d’une maison dans l’ancienne médina de la même ville, une séance enregistrée donc, que si un cas similaire devait se reproduire, il démissionnerait de son poste immédiatement. Mais visiblement, le ministre ne le fera pas et préfère avoir la mémoire courte perdant ainsi le peu de crédibilité qu’il possède encore dans la gestion de tels dossiers pour lesquels il ne cesse de multiplier les dérobades et les fuites en avant depuis qu’il a pris en charge ce secteur.

Passons sur le fait que le responsable gouvernemental, contrairement au chef de l’état qui a fait le déplacement sans protocole sur les lieux du drame du quartier Bourgogne, quelque heures seulement après son annonce, n’a pas jugé utile de venir s’enquérir de la situation catastrophique qu’a connue vendredi dernier la capitale économique, et de témoigner de sa solidarité, comme l’a fait le souverain, aux victimes qui ont perdu êtres chers, logements et biens en ce mois sacré.

Car il y a pire dans les propos lancés tardivement dans une de ses déclarations: il estime qu’il n’est en rien responsable de ce qui s’est produit et à quelque degré que ce soit, estimant que de tels accidents relèvent plutôt de s compétences de son collègue au gouvernement chargé de l’urbanisme et de l’aménagement, Mohand Laenser, lui aussi très discret.

Or cette assertion est complètement fausse de la part du ministre Benabdellah, puisque sa responsabilité est clairement avérée dans la mesure où les inspections régionales de l’habitat qui relèvent de son département sont autant responsables que les agences urbaines dirigées par l’autre ministre Laenser en cas d’effondrements de constructions faisant des morts.

Avec un bilan aussi lourd et ces responsabilités partagées dans le cadre réglementaire, les deux ministres mais pas eux seuls, auraient, dans un autre pays soucieux du respect de ses lois, posé leurs lettres de démission sur le bureau du premier ministre, sans se rejeter publiquement la responsabilité du drame. Il n’est pas sûr que le courage politique soit la qualité première de ces deux ministres.

Jalil Nouri

Actu-maroc.com ________________________________________________________

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