PARTAGER

Bien qu’il ait toujours affirmé au cours de sa campagne électorale que seule l’Amérique l’intéressait en premier, le président Donald Trump ne reste pas indifférent aux notes que lui transmet son administration sur la situation dans les pays amis. Parmi eux, le Maroc, fait l’objet d’une attention particulière en raison de la tension dans le Rif d’autant plus que la presse américaine commence à y s’intéresser au point que l’influent New York Times, vient de lui consacrer un éditorial en affirmant que la crise qui sévit dans cette région est d’ordre ethnique.

Un sénateur américain a pris le relais en interpellant les autorités de son pays, sur la question de la violation des droits de l’homme dont seraient victimes les détenus en attente de procès pour menaces à l’ordre intérieur du pays. En l’absence d’un nouvel ambassadeur à Rabat, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, serait bien inspiré de se rendre dans la capitale américaine pour rassurer, car le journal New-yorkais a évoqué des risques de déstabilisation.

Depuis, l’arrivée du président Donald Trump à la Maison-Blanche; les relations entre les deux pays semblent souffrir d’une certaine apathie et le retard pris dans la nomination d’un nouvel ambassadeur appartenant au camp républicain du président ainsi que le refus de nommer un secrétaire d’état-adjoint pour l’Afrique du Nord, considéré comme proche du Maroc, sont assez révélateurs de cette situation pour le moins nouvelle.

Par Jalil Nouri

Commentaires