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« Trop c’est trop » semblent vouloir crier en chœur, haut et fort, des responsables politiques marocains devant l’empressement des services diplomatiques américains à s’activer avant les élections législatives du mois d’octobre prochain.

L’on se souvient de la polémique créée par la candidate démocrate à la Maison Blanche, Hillary Clinton, quand elle s’était prononcée il y a quelques mois de cela, pour un deuxième mandat du PJD à la tête du gouvernement marocain, ignorant au passage tous les principes de respect des choix démocratiques des électeurs et de la neutralité exigée de la part d’un pays étranger dans les affaires intérieures d’un pays. Aujourd’hui, un nouveau chapitre s’est ouvert dans cet excès de zèle et cette interférence manifeste dans la vie politique marocaine avec les contacts répétés des services politiques de l’ambassade des États-Unis à Rabat, avec des partis politiques nationaux pour les inciter et insister à ce qu’ils inscrivent des salafistes gracies, pour figurer sur les listes des candidats aux prochaines élections législatives. Une attitude ambiguë et peu conforme avec les coutumes diplomatiques, comme si Washington souhaitait faire du royaume un laboratoire d’expérimentation des salafistes dans le jeu politique dans un pays considéré comme un modèle dans la région pour sa lutte contre le radicalisme.

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