Westerwelle à Tunis, l’activité diplomatique s’intensifie pour aider la transition

Westerwelle à Tunis, l’activité diplomatique s’intensifie pour aider la transition

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M. Westerwelle est le deuxième ministre européen des Affaires étrangères à venir en Tunisie depuis la chute du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier, après son homologue britannique William Hague mardi.

 

Sa visite a pour but de « donner un clair signal de la disposition de l’Allemagne et de l’Europe à aider la Tunisie dans cette période de transformation » politique, a indiqué vendredi son ministère.

M. Westerwelle devait rencontrer le Premier ministre Mohammed Ghannouchi ainsi que les responsables des commissions chargées de mener la réforme politique et d’enquêter sur les malversations et les abus de l’ancien régime.

Il s’est également entretenu avec le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), Mokhtar Trifi qui s’est félicité du soutien que l’Allemagne entend apporter à la Tunisie en vue des scrutins prévus dans six mois.

Selon M. Trifi, le ministre a assuré que l’Allemagne était « disposée à aider la Tunisie pour la tenue des élections au niveau de l’expertise » et à « contribuer à aider les Tunisiens en vue des réformes de la justice ».

L’activité diplomatique s’intensifie alors, que près d’un mois après la chute de Ben Ali, le gouvernement transitoire reste soumis à une forte pression politique et sociale.

Dans le pays, le débat fait rage entre les tenants d’une normalisation rapide avec des élections dans six mois et ceux qui mettent en garde contre une « confiscation » de la révolution, plaidant pour un report d’au moins un an afin de permettre l’émergence de nouvelles forces politiques.

Dans le même temps, l’impatience des couches sociales les plus défavorisées s’accentue, en particulier dans les provinces de l’intérieur d’où est partie la révolution du jasmin.

Les autorités ont multiplié dernièrement les appels à la communauté internationale pour un soutien à l’économie du pays, conscientes que la bonne marche de la transition dépend de la relance de l’activité, en particulier dans le secteur touristique (6,5% du PIB, 350.000 emplois).

Samedi, la France a levé ses restrictions de voyages sur des villes côtières tunisiennes et l’île de Djerba, même s’il continue de déconseiller aux voyageurs de se rendre dans l’intérieur du pays. La Grande-Bretagne avait levé la semaine dernière sa mise en garde sur les voyages en Tunisie.

Cette semaine M. Ghannouchi a indiqué que Tunis allait « bientôt » organiser à Carthage une conférence internationale sur les réformes politiques et économiques.

La chancelière allemande Angela Merkel a déjà répondu qu’elle appellerait les entreprises de son pays à aider la Tunisie. Le Premier ministre français François Fillon a demandé à sa ministre de l’Economie Christine Lagarde de « se rendre très prochainement en Tunisie pour examiner les modalités du renforcement » du partenariat économique. L’UE a mis en place un plan d’aide pour répondre aux « nouveaux besoins » et « apporter un large soutien au processus de transition ».

Mais avant la visite lundi Catherine Ashton, des eurodéputés ont mis cette semaine en garde contre le « risque de vide politique » en Tunisie et insisté sur la nécessaire indépendance de la justice et « l’importance de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections pluralistes, libres et transparentes ».

Samedi, plusieurs centaines de magistrats et avocats tunisiens ont manifesté devant le Palais de justice pour revendiquer leurs droits à l’indépendance et appeler les juges « à se libérer » de la tutelle du pouvoir, selon un témoin et l’agence TAP.

D’autres tunisiens se sont rassemblés devant le siège du gouvernorat à Tunis pour réclamer des aides de toutes sortes, a rapporté la TAP.

AFP

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