WikiLeaks: nouvelles fuites sur Sarkozy

WikiLeaks: nouvelles fuites sur Sarkozy

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Cette possibilité a été évoquée par Nicolas Sarkozy lors d’une rencontre à Paris avec le ministre de la Justice de George W. Bush Alberto Gonzales, l’année précédant son élection à la présidence française.

«Sarkozy a déclaré que la France et la communauté internationale allaient devoir aider les États-Unis à résoudre la situation en Irak. Peut-être en remplaçant l’armée américaine par une force internationale», écrit l’ambassadeur des États-Unis en France, Craig Stapleton, dans son compte-rendu.

Des mémos publiés mardi soir par Le Monde, sur la base du matériel obtenu par WikiLeaks, montrent que, selon les diplomates américains, Nicolas Sarkozy était hostile à l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003.

Selon ces documents cependant, il désapprouvait aussi l’opposition frontale manifestée contre cette opération par le président français de l’époque Jacques Chirac et son ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin.

«Affirmant que c’est quelque chose que lui « ne ferait jamais », il a évoqué l’utilisation, par Chirac et Villepin, du veto de la France au Conseil de sécurité (de l’ONU) contre les États-Unis en février 2002 comme étant une réaction injustifiable et excessive», dit un câble du 1er août 2005.

Nicolas Sarkozy est alors ministre de l’Intérieur et il rencontre à Paris le conseiller de la Maison Blanche pour les questions économiques, Alan Hubbard.

Dans ces mémos consacrés à la France, et dont Le Monde a publié mardi de longs extraits, le président français est décrit par les Américains comme «viscéralement pro-américain». Il y est aussi qualifié de «Sarkozy, l’Américain».

Avant sa première rencontre avec Nicolas Sarkozy en sa qualité de président des États-Unis, Barack Obama reçoit de son ambassadeur à Paris un message extrêmement positif.

«Votre visite intervient à un moment historique», écrit le diplomate, avant que les deux hommes ne se voient le 3 avril 2009 à l’occasion d’un sommet de l’OTAN à Strasbourg, dans l’est de la France.

«Nicolas Sarkozy est le président français le plus pro-américain depuis la Seconde guerre mondiale, il est actuellement le dirigeant le plus influent en Europe», écrit le diplomate.

L’ambassadeur prévient que Nicolas Sarkozy est «un pragmatique brillant, impatient, non diplomate, imprévisible, charmant, innovant» pour lequel «le rapport personnel a un impact» sur la relation politique, rapporte Le Monde en se fondant sur les documents de WikiLeaks. Il ajoute que le président français «espère un contact régulier intense» avec Barack Obama.

Selon WikiLeaks et Le Monde, Nicolas Sarkozy avait annoncé aux Américains dès sa rencontre avec Alan Hubbard le 1er août 2005 qu’il serait candidat à l’élection présidentielle de 2007. Son annonce officielle aux Français n’interviendra que le 29 novembre 2006.

Au long de ces télégrammes, le «mauvais caractère» de Nicolas Sarkozy est souligné. Il est aussi parfois décrit comme «frénétique» ou «impulsif». D’autres documents publiés ces derniers jours avaient dépeint un homme «autoritaire» et «susceptible».

Les Américains s’intéressent aussi à «l’héritage juif» de Nicolas Sarkozy, en référence à son grand-père maternel, et s’interrogent, au début de son mandat, sur l’impact que cela peut avoir sur «le traditionnel centre de gravité pro-arabe» de la France dans sa politique au Proche-Orient.

«L’héritage juif de Sarkozy et son affinité pour Israël sont célèbres», note l’ambassade qui considère aussi qu’avec Bernard Kouchner, le président français nommait en 2007 «le premier ministre des affaires étrangères juif de la Ve République».

 

 

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