Yémen: le président prêt à un transfert pacifique du pouvoir

Yémen: le président prêt à un transfert pacifique du pouvoir

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M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, « n’a pas d’objection à un transfert pacifique du pouvoir dans le cadre de la Constitution, comme il l’a toujours dit », a déclaré la présidence dans un communiqué.

 

Mais le texte ne dit pas explicitement si le chef de l’Etat accepte de se démettre, comme le prévoit l’initiative des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG – Arabie saoudite, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman et Koweït) annoncée dimanche soir.

La présidence souligne simplement qu’elle « accueille favorablement les efforts des frères du CCG » et considère leur initiative « comme une base pour mener le dialogue afin d’épargner au Yémen les affres du chaos ».

Des milliers de jeunes ont manifesté lundi matin à Sanaa, proclamant leur refus du dialogue préconisé par les monarchies du Golfe entre le pouvoir et l’opposition.
« Pas de dialogue, le départ (du président Saleh) est la solution », scandaient les manifestants, qui se sont dirigés de la Place de l’Université, où ils campent, vers le domicile du vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Dans une démarche sans précédent, les monarchies du Golfe ont demandé dimanche à M. Saleh de céder le pouvoir à son vice-président, et préconisé la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigé par l’opposition qui serait chargé d’élaborer une Constitution et d’organiser des élections.
« Le peuple veut juger le président », répétaient encore les manifestants.

Une manifestation similaire a été organisée à Hodeïda, sur la mer Rouge.

Un représentant des jeunes manifestants qui campent sur la place de l’Université depuis le 21 février a affirmé à l’AFP qu’ils refusaient tout dialogue avec le régime.
« Nous ne sommes concernés par aucun règlement négocié entre le pouvoir et l’opposition, qui ne répond pas à notre revendication principale: la chute du régime avec tous ses symboles », a déclaré à l’AFP Adel al-Rabii.

L’opposition parlementaire a accueilli l’initiative du CCG avec prudence. « Nous attendons d’être officiellement informés de l’initiative, car nous avons quelques interrogations », a déclaré à l’AFP le porte-parole des partis de l’opposition, Mohamed Qahtane.

Un autre responsable du Forum commun, qui regroupe ces partis de l’opposition parlementaire, Mohamed al-Sabri, a estimé que M. Saleh cherchait « à gagner du temps » en annonçant une position ambiguë à l’égard du plan des pays du Golfe. « Le dialogue à Ryad ne sera possible qu’après la démission du président », a-t-il estimé.

Le Yémen, pays pauvre confronté à Al-Qaïda, à une rébellion chiite dans le nord et à des revendications séparatistes dans le Sud, est depuis fin janvier le théâtre de manifestations contre le régime qui ont fait plus de 100 morts.

Le ministère de la Défense a annoncé lundi que onze combattants d’Al-Qaïda, dont deux non-Yéménites, avaient été tués par l’armée dans des combats dans le Sud du pays, qui ont aussi coûté la vie à deux soldats.

Les Etats-Unis collaboraient étroitement avec le régime de M. Saleh, dans la lutte contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), né d’une fusion des branches yéménite et saoudienne du réseau, qui est actif dans le Sud et l’Est du Yémen.

AFP _________________________

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